Cheikh Niang, ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur à Dakar, le 17 octobre 2025.

Nommé à la tête de la diplomatie sénégalaise en 2025, Cheikh Niang s’impose comme une figure centrale dans la stratégie de Dakar vis-à-vis de l’Alliance des États du Sahel (AES). Fort d’un parcours diplomatique de plus de trente ans, ce spécialiste des questions de paix et de sécurité entend utiliser son expertise pour rétablir un dialogue constructif avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Un diplomate aguerri au service de la médiation

Avant d’occuper le poste de ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang a représenté le Sénégal aux Nations unies, en France et dans plusieurs capitales africaines. Sa connaissance fine des enjeux sécuritaires sahéliens fait de lui un interlocuteur privilégié pour désamorcer les tensions entre le Sénégal et les pays membres de l’AES.

Vers une nouvelle dynamique régionale

Dans un contexte marqué par le retrait des pays de l’AES de la CEDEAO, Dakar cherche à maintenir des canaux de communication ouverts. Cheikh Niang multiplie les consultations avec ses homologues et insiste sur la nécessité d’un dialogue franc pour préserver la stabilité sous‑régionale. Sa feuille de route inclut des rencontres bilatérales et une coordination accrue sur les questions de lutte antiterroriste et de coopération économique.

« Le Sénégal croit en une diplomatie de proximité, fondée sur l’écoute et le respect mutuel », a‑t‑il déclaré lors d’une récente intervention. « Nous devons construire des passerelles, pas des murs. » Une approche qui pourrait ouvrir la voie à une normalisation progressive des relations entre le Sénégal et l’AES.