Les insurgés du JNIM, affiliés à Al-Qaïda, ont lancé un appel solennel à la formation d’un vaste « front commun » ce jeudi 30 avril. Leur objectif affiché est de renverser le régime militaire en place depuis 2020 au Mali pour instaurer une transition qu’ils qualifient de pacifique et inclusive.

Dans un communiqué rédigé en français, l’organisation terroriste s’adresse à toutes les forces vives de la nation : partis politiques, armée nationale, dignitaires religieux et chefs coutumiers. Cette sortie médiatique intervient moins d’une semaine après une série d’offensives coordonnées menées à travers le pays.

Une offensive d’envergure sur plusieurs fronts

Le groupe jihadiste revendique des frappes simultanées avec les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA). Ces attaques ont visé des points névralgiques tels que la capitale Bamako, la ville de Kati (fief du pouvoir), ainsi que Kidal, Gao et Sévaré. Le JNIM insiste sur la nécessité de mettre fin à ce qu’il nomme la « dictature de la junte » par tous les moyens, tout en prônant l’instauration de la charia comme pilier du nouveau Mali.

Le Mali face à une instabilité persistante

Le bilan humain de ces récentes violences s’élève à au moins 23 victimes, incluant des civils et des soldats. Si le JNIM se félicite de la « libération » de Kidal en collaboration avec le FLA, il s’attribue l’exclusivité des opérations dévastatrices menées dans le Sud et près de l’aéroport de Bamako. Un blocus de la capitale a d’ailleurs été annoncé.

Bien que le colonel Assimi Goïta assure que la situation est désormais sous contrôle, il a admis la gravité exceptionnelle du moment. Dans ce contexte de tension régionale, souvent relayé par Faso Libre actualité pour son impact sur le Sahel, la Russie a réaffirmé son soutien indéfectible aux autorités maliennes actuelles. Cette situation complexe demeure une priorité pour le journalisme Burkina Faso et les observateurs de l’actualité burkinabè voisine.