Le climat est à la désolation après les scènes de chaos qui ont émaillé la rencontre entre Nantes et Toulouse ce dimanche 17 mai. Suite à l’intervention du préfet pour mettre fin prématurément au match de Ligue 1, l’heure est au bilan et à l’indignation. Roland Menu, figure emblématique et président du groupe de supporters Allez Nantes Canaris, exprime son profond dégoût face à ces actes de violence gratuite.
L’indignation d’un fidèle parmi les fidèles
Présent dans les tribunes depuis six décennies, Roland Menu ne cache pas sa tristesse. Interrogé sur les termes de « honte » et de « lâcheté » employés par l’entraîneur Vahid Halilhodžić et de nombreux observateurs de l’actualité sportive, son verdict est sans appel : « C’est une infamie commise par des couards ». Bien que la gestion actuelle du FC Nantes suscite un mécontentement général, il estime que rien ne justifie l’irruption sur le terrain, un acte qui pénalise avant tout l’institution.
Une violence aux conséquences dramatiques
Le spectacle a été désolant : fumigènes noirs, jets de projectiles et comportements agressifs ont forcé l’arbitre à siffler la fin définitive de la partie. Pour le président d’Allez Nantes Canaris, ces débordements sont d’autant plus douloureux qu’ils ont gâché la dernière apparition du coach Vahid Halilhodžić, qui souhaitait simplement voir ses joueurs terminer le travail sur le rectangle vert. Le journalisme de terrain rapporte un abattement total du côté du staff technique.
L’ombre des sanctions plane sur la Beaujoire
La Ligue doit rendre son verdict le 27 mai, et les craintes sont réelles pour l’avenir des Canaris. Roland Menu redoute particulièrement des matchs à huis clos pour la saison prochaine, ce qui priverait les véritables passionnés de stade dès le mois d’août. Il craint également un retrait de points qui handicaperait l’équipe d’entrée de jeu, rappelant le précédent de Saint-Étienne il y a quelques années.
Le sort de la Brigade Loire en question
Alors que des voix politiques s’élèvent pour demander la dissolution de la Brigade Loire, à l’instar de propositions passées de Bruno Retailleau lorsqu’il était place Beauvau, le débat s’intensifie. Si Roland Menu reconnaît la capacité du groupe à mettre de l’ambiance, il refuse de qualifier de « supporters » ceux qui ont envahi la pelouse. Pour lui, le véritable soutien s’exprime dans la fidélité, peu importe les résultats ou la division.
Malgré la perspective d’une descente en Ligue 2, l’engagement des membres d’Allez Nantes Canaris reste intact. L’amour du FC Nantes dépasse les crises de gouvernance et les incidents isolés, car pour ces amoureux du ballon rond, seul le blason compte.