La dernière journée de Ligue 1 a basculé sous le signe de l’agitation. Deux rencontres ont été fortement perturbées par des intrusions de supporters, dont un match définitivement arrêté.
Les stades de Ligue 1 ont tremblé dimanche soir. Deux des dix matchs programmés ont été marqués par des débordements majeurs : Nice et Nantes ont été le théâtre d’envahissements de terrain. À Nice, les ultimes minutes du match face à Metz ont été marquées par une intrusion des ultras, repoussés par les forces de l’ordre. Mais c’est bien à Nantes que la situation a pris une tournure dramatique.
Au stade de la Beaujoire, l’affrontement entre le FC Nantes et Toulouse a tourné au cauchemar. Dès la 22e minute, des dizaines de supporters nantais, majoritairement masqués, ont envahi la pelouse. Les joueurs, contraints de quitter le terrain, ont regagné les vestiaires sous les yeux médusés du public. Quarante minutes plus tard, l’arbitre a sifflé l’arrêt définitif du match.
Une fin de carrière en larmes pour Halilhodžić
Vahid Halilhodžić, l’entraîneur nantais, vivait son ultime match sur un banc. Le technicien, en fin de contrat, a vu son rêve de clore sa carrière sur une note positive s’effondrer. Ses propos, teintés d’amertume, ont marqué les esprits : « C’est la honte. J’aurais aimé leur dire d’arrêter. Je comprends leur frustration, mais pas cette violence. J’ai tout donné, comme entraîneur et comme homme. La réalité est cruelle. »
La Ligue de football professionnel n’a pas encore réagi publiquement, mais une enquête a été lancée dans la foulée. Le FC Nantes risque de lourdes sanctions : une suspension temporaire de tribunes et, pire encore, un retrait de points pour la saison prochaine en Ligue 2. Un scénario déjà observé il y a quatre ans avec Saint-Étienne, pénalisé de six points avant même le début du championnat.