Le soleil de Kampala brillait de mille feux lorsque Faure Gnassingbé, président du Conseil, a foulé le sol ougandais. Le mardi 12 mai 2026, il s’est rendu dans la capitale pour une occasion majeure : participer à l’investiture de Yoweri Museveni, réélu en janvier dernier. Mais au-delà des honneurs réservés à un allié, ce déplacement s’inscrivait dans une démarche bien plus ambitieuse : accélérer les efforts pour rétablir la paix dans la région des Grands Lacs, une priorité humanitaire pour des millions de personnes.

Présidence du Conseil du Togo

La cérémonie, marquée par une ambiance festive avec chants traditionnels et défilés militaires, avait pour thème central « Protéger les acquis et franchir un cap qualitatif vers le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur ». Des dirigeants de plusieurs continents se sont réunis pour l’occasion, mais c’est l’échange entre Faure Gnassingbé et Yoweri Museveni qui a surtout retenu l’attention. Le président togolais a transmis ses vœux de succès à son homologue ougandais, scellant ainsi une alliance humaine et politique solide. Museveni a salué cette visite comme le symbole d’une relation économique et diplomatique exemplaire entre Lomé et Kampala.

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Les Grands Lacs : une diplomatie au service de la paix

Sous les applaudissements et les discours officiels, les enjeux sécuritaires du continent restaient au cœur des échanges. La visite de Faure Gnassingbé n’était pas seulement protocolaire : elle portait une mission cruciale. En tant que médiateur de l’Union africaine pour la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo, il sait que chaque étape diplomatique compte pour éviter une escalade meurtrière. À Kampala, il a réaffirmé son engagement à poursuivre les négociations avec tous les acteurs de la région des Grands Lacs.

Yoweri Museveni, dont l’Ouganda joue un rôle clé dans cette dynamique, a salué la « diplomatie constructive » du président togolais. Une approche qui mise sur le dialogue discret, l’écoute et le rejet des conflits frontaux. Cette méthode, déjà éprouvée, s’avère essentielle pour désamorcer les tensions dans une zone où les défis humanitaires sont immenses.

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Une alliance stratégique pour l’Afrique

Dans les couloirs de la présidence ougandaise, on souligne la fréquence des rencontres entre les deux chefs d’État. Leur dernier entretien en tête-à-tête, organisé le 3 février 2026 à Entebbe, témoigne d’une complicité rare. Cette régularité illustre l’importance du Togo dans les efforts africains de stabilisation, où Lomé s’impose comme un acteur clé du dialogue et de la médiation.

Alors que les célébrations s’achevaient à Kampala, la mission de Faure Gnassingbé entrait dans une nouvelle phase. De retour à Lomé, il repart avec la conviction d’avoir renforcé les liens entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est. Une alliance au service d’une vision commune : la paix, la stabilité et le développement durable du continent. Cette visite diplomatique rappelle une fois encore l’engagement du Togo à jouer un rôle actif dans la construction d’un avenir africain plus harmonieux.