Le président du parti ACT, Ibrahima Thiam, a vivement réagi aux déclarations récentes d’Ousmane Sonko, leader du PASTEF, qu’il qualifie de dangereuses pour l’unité nationale du Sénégal.

Une tribune contre la stratégie de l’amalgame

Dans une tribune intitulée L’amalgame comme outil politique : les limites des propos de Sonko, Ibrahima Thiam analyse les récentes prises de parole du député de PASTEF. Selon lui, ces déclarations visent directement Touba, et par extension, la communauté mouride, en semant le doute sans preuve tangible.

Une rhétorique qui menace la cohésion sociale

Pour le président de l’ACT, les propos d’Ousmane Sonko ne relèvent pas d’un débat constructif, mais d’une stratégie calculée basée sur la provocation et la polarisation. Il estime qu’accuser une ville entière ou une communauté religieuse de recel ou d’actes répréhensibles revient à un dérapage politique grave, car cela associe une responsabilité collective à des actes individuels.

Ibrahima Thiam rappelle avec fermeté que, dans une démocratie saine, la responsabilité est toujours personnelle. Il met en garde contre les leaders politiques qui, par leurs déclarations, alimentent les amalgames au lieu de rechercher la vérité.

Populisme et médiatisation : les armes d’un discours clivant

Le dirigeant de l’ACT critique aussi la méthode employée par Ousmane Sonko, où la formule choc remplace l’argumentation et où l’émotion prend le pas sur l’analyse. Selon lui, cette approche relève du populisme et vise à mobiliser une base militante en créant un climat de confrontation artificiel.

Touba, un symbole à préserver

Ibrahima Thiam insiste sur l’importance de Touba, non seulement comme ville majeure du Sénégal, mais aussi comme un centre spirituel, économique et historique incontournable. Il souligne que la communauté mouride, pilier de la cohésion nationale, mérite un respect absolu dans le débat public.

Il rappelle que toute parole politique pouvant être interprétée comme une attaque globale contre cette communauté doit être utilisée avec la plus grande prudence. Pour lui, le respect des faits et la modération des propos sont essentiels pour maintenir l’unité du pays et éviter que les divisions ne l’emportent sur le dialogue démocratique.