Le Tchad à l’honneur avec le Forum africain de l’eau 2026 à N’Djamena

Ce vendredi 22 mai, une conférence de presse a marqué un moment clé pour le Tchad : l’annonce officielle de l’organisation du Forum africain de l’eau « De la Vision à l’Action », prévu les 15 et 16 juillet 2026 dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Une nouvelle qui suscite un vif intérêt à l’échelle du continent.

Tahir Hamid Nguilin, ministre d’État en charge des Finances, a partagé cette annonce avec une profonde satisfaction. « Nous sommes fiers d’accueillir sur notre territoire cette rencontre majeure dédiée à la gestion de l’eau en Afrique. Le Forum africain de l’eau : De la Vision à l’Action se tiendra les 15 et 16 juillet 2026 à N’Djamena », a-t-il déclaré avec enthousiasme.

Le Tchad, un acteur majeur des ressources hydriques en Afrique

Le ministre a rappelé que le Tchad ne manque pas de ressources en eau, bien au contraire. Entre le lac Tchad, les fleuves comme le Chari et le Logone, ainsi que des lacs emblématiques tels que le Fitri, le Léré et l’Iro, le pays dispose d’un potentiel hydrique considérable. Il a également souligné l’importance stratégique des bassins transfrontaliers, comme le bassin de Nubie, qui irriguent non seulement le Tchad mais aussi plusieurs pays voisins.

Malgré ces atouts naturels, le pays fait face à des défis persistants : changement climatique, pression démographique et infrastructures hydrauliques fragilisées. Tahir Hamid Nguilin a insisté sur la nécessité d’intégrer ces enjeux dans les débats africains sur la sécurité hydrique, affirmant que le Tchad souhaite jouer un rôle central dans ces discussions.

Un projet de 160 millions de dollars porté par la Banque mondiale

Farouk Mollah Banna, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, a confirmé l’engagement concret de son institution. « Nous préparons actuellement un projet d’envergure dans le secteur de l’eau, d’un montant de 160 millions de dollars. Ce plan sera soumis au conseil d’administration deux semaines avant l’ouverture du Forum », a-t-il révélé.

Ce Forum réunira des acteurs institutionnels, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts africains. L’objectif ? Trouver des solutions tangibles pour une meilleure gouvernance des ressources hydriques à l’échelle du continent. Une initiative qui pourrait bien redéfinir les priorités africaines en matière d’eau d’ici les prochaines années.