Lors d’un échange virtuel tenu lundi et modéré par Stanis Bujakera Tshiamala, le chercheur Joshua Z. Walker a partagé ses réflexions sur les potentielles conséquences d’une lassitude de Washington face à l’impasse du processus de paix entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Cet Associate Fellow du programme Afrique de Chatham House et Senior Fellow au Center on International Cooperation de l’université de New York (NYU) a présenté une analyse nuancée mais alarmante.
Affirmant d’emblée qu’il n’était « pas prophète », Joshua Walker a ensuite esquissé deux possibilités. La première suggère un retour aux conditions prévalant avant l’intensification de l’engagement américain en 2025, marquant un recul vers les dynamiques régionales antérieures. La seconde envisage la persistance du blocage actuel, sans avancée notable.
C’est précisément cette seconde perspective qui suscite la plus grande préoccupation chez l’expert. Il a souligné que, « même en l’absence de retrait du M23, chaque journée d’occupation de portions du territoire congolais par le M23 renforce son emprise locale. »
À ses yeux, le temps qui passe est un élément aggravant en soi. « La véritable inquiétude, c’est de voir la situation évoluer vers un état de fait où, simplement par l’inertie, une partie significative de la RDC échappe durablement à l’autorité gouvernementale », a-t-il conclu.