L’armée malienne a annoncé l’élimination d’un haut responsable du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) lors d’une opération de drone menée dans le centre du pays. La frappe, qui remonte au 3 juin, a visé un individu connu sous les noms de Oumar Kéréna, Farouk et Housseini Mawdo, dans la localité de Mougnan, à une quarantaine de kilomètres de Djenné.

Cet homme, présenté comme un ancien membre du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), était devenu au fil des ans une figure influente au sein des réseaux jihadistes actifs au Mali et dans la région.

Un coordinateur clé des réseaux affiliés au JNIM

Les autorités militaires indiquent que le responsable neutralisé avait auparavant occupé des fonctions dans le secteur de Serma avant de superviser des activités armées dans plusieurs zones des régions de Sikasso et de Koutiala, ainsi que dans certaines parties du Burkina Faso voisin. L’état-major estime qu’il jouait un rôle central dans la coordination des groupes liés au JNIM, principale coalition jihadiste du Sahel rattachée à Al-Qaïda.

Bamako renforce sa pression sur les groupes armés

Cette annonce intervient peu après une mesure inédite du gouvernement malien. Le 4 juin, les autorités ont mis en place un système de récompenses allant jusqu’à deux milliards de francs CFA pour toute information permettant de localiser ou d’arrêter plusieurs dirigeants de groupes terroristes. La prime la plus élevée concerne Iyad Ag Ghali, considéré comme l’homme le plus recherché du Mali.

Cette opération illustre l’intensification de la pression militaire de Bamako face à la recrudescence des attaques et aux tensions sécuritaires persistantes dans plusieurs régions du Mali et du Sahel.