Mali : trois millions d’euros promis pour l’arrestation du chef du JNIM
Les autorités maliennes ont annoncé une récompense exceptionnelle de deux milliards de francs CFA, soit près de trois millions d’euros, pour toute information permettant l’arrestation ou la neutralisation d’Iyad Ag Ghaly, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), un mouvement affilié à Al-Qaïda. Cette annonce, formulée lors d’une allocution télévisée, souligne l’escalade des tensions sécuritaires dans le pays.
Iyad Ag Ghaly, l’homme le plus recherché du Sahel
Dans un communiqué officiel diffusé sur les chaînes nationales, le gouvernement malien a confirmé cette prime record. Iyad Ag Ghaly, ancien chef rebelle touareg devenu leader du JNIM, est désormais la cible numéro un des forces de sécurité. Son nom est associé à plus d’une décennie d’insurrection jihadiste au Sahel. Il cumule les sanctions internationales, dont celles de l’ONU, et fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et contre l’humanité.
Six autres responsables mis en cause
Outre Iyad Ag Ghaly, le régime malien a également offert des récompenses pour la capture de six autres figures armées. Parmi elles, Amadou Kouffa, un cadre influent du JNIM, ainsi que les dirigeants du Front de libération de l’Azawad (FLA), Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif. Bamako les accuse d’avoir orchestré des attaques terroristes contre l’État malien.
Une réponse à l’intensification des violences
Cette initiative intervient après une série d’attaques coordonnées menées fin avril par le JNIM et ses alliés du FLA contre des positions stratégiques de l’armée malienne. Ces offensives, qui ont marqué un tournant dans le conflit, ont notamment causé la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, une figure centrale du pouvoir militaire en place.
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