manifestation à Kinshasa : les ambassades française et belge alertent leurs ressortissants

Les ambassades de France et de Belgique à Kinshasa ont publié une consigne de sécurité commune. Elles invitent leurs ressortissants à éviter tout déplacement non indispensable le 22 juillet 2026, en raison d’une manifestation organisée par la coalition d’opposition C64.

Cette mise en garde intervient alors que la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC) s’est fortement dégradée ces derniers mois, poussant plusieurs pays occidentaux à revoir leurs recommandations aux voyageurs.

Bruxelles et Paris durcissent leurs conseils aux voyageurs

Le ministère belge des Affaires étrangères a formellement déconseillé tout voyage non essentiel vers la RDC dans sa dernière mise à jour du 16 juillet 2026. Cette décision fait suite à des incidents sécuritaires précis : une manifestation violente ayant visé son ambassade à Kinshasa en janvier 2025, ainsi que des attaques de drones près de l’aéroport de Kisangani au début de l’année 2026.

Ces alertes reflètent une instabilité politique persistante dans le pays, où les tensions entre le pouvoir et l’opposition se cristallisent régulièrement lors de rassemblements publics. La plateforme C64, regroupant plusieurs mouvements d’opposition, est à l’origine de cette manifestation prévue le 22 juillet, contestée par les autorités congolaises.

La France et le Canada renforcent également leurs mesures

Le ministère français des Affaires étrangères a actualisé ses conseils aux voyageurs le 14 juillet 2026, déconseillant également les déplacements en RDC. Paris évoque à la fois l’insécurité générale et une résurgence de l’épidémie d’Ebola dans le pays.

Le Canada, quant à lui, a instauré une quarantaine de 21 jours pour les voyageurs en provenance de RDC en raison de l’épidémie d’Ebola. Cette mesure sanitaire s’ajoute aux craintes sécuritaires et complique davantage les déplacements vers et depuis le pays.

Contexte diplomatique et enjeux pour les expatriés

Pour les ressortissants français et belges présents en RDC, ces consignes s’inscrivent dans une politique de protection consulaire renforcée. La Belgique, ancienne puissance coloniale, maintient une présence diplomatique et économique significative en RDC, ce qui explique l’attention particulière accordée à la sécurité de ses citoyens.

La France compte également une communauté importante à Kinshasa, notamment dans les secteurs de la coopération, de l’aide humanitaire et des affaires. Les deux pays coordonnent régulièrement leurs messages de sécurité dans les zones à risque en Afrique centrale.

Les ambassades n’ont pas indiqué la durée de ces restrictions, mais elles devraient être levées une fois la manifestation du 22 juillet passée et la situation évaluée par les services consulaires sur place.