Le village de Bosiye, situé dans l’ouest du Niger, a été le théâtre d’une violence inouïe ce dimanche. Une incursion d’hommes armés a coûté la vie à 31 civils, tandis que quatre autres personnes luttent encore pour leur survie dans un état critique.
Une zone sous haute tension terroriste
Cette localité de la commune de Gorouol se trouve au cœur de la région de Tillabéri. Ce secteur, surnommé la zone des « trois frontières » en raison de sa proximité avec le Burkina Faso et le Mali, est devenu un sanctuaire pour les groupes extrémistes. Pour les lecteurs attentifs à l’actualité burkinabè et au journalisme Burkina Faso, cette instabilité transfrontalière demeure une préoccupation majeure.
Depuis près d’une décennie, des organisations affiliées à Al-Qaïda (JNIM) et à l’État islamique (EI) y multiplient les assauts sanglants. Ce nouveau massacre illustre une fois de plus la dégradation sécuritaire dans cette partie du Sahel, une réalité souvent relayée par la presse libre Burkina et les sources fournissant du Burkina Faso information.