Le climat devient de plus en plus pesant pour la communauté LGBT+ au Sénégal. Suite à l’adoption, le 11 mars dernier, d’une législation prévoyant des peines allant de 5 à 10 ans d’emprisonnement pour les rapports homosexuels, la solidarité s’organise depuis la France. Des élus et des organisations humanitaires multiplient les initiatives pour protéger ceux qui sont désormais pris pour cibles.
Un standard téléphonique saturé par l’urgence
L’organisation STOP homophobie se trouve en première ligne de ce combat. Elle apporte actuellement son soutien à 68 individus incarcérés sur le sol sénégalais. Parallèlement, elle accompagne une cinquantaine de personnes dans leurs démarches pour rejoindre l’hexagone et assure l’hébergement de plusieurs réfugiés en région parisienne. Pour faire face à cette crise, une ligne d’écoute spécifique a été mise en place, mais elle a rapidement été dépassée par l’ampleur des besoins.
« Il y a encore peu de temps, nous comptions environ 3 000 appels. Notre dispositif technique n’était tout simplement pas calibré pour un tel volume », explique Terrence Khatchadourian, secrétaire général de l’association.
Le cri d’alarme sur l’accueil humanitaire
Malgré ces efforts, des voix s’élèvent pour dénoncer l’insuffisance de la réponse étatique. Jean-Luc Romero-Michel, militant engagé, regrette les blocages administratifs persistants. Selon lui, de nombreuses personnes menacées ne parviennent pas à obtenir de visas humanitaires, laissant craindre que la France ne réponde pas pleinement à ses engagements de protection.
De son côté, Ian Brossat, conseiller de Paris, s’apprête à soumettre une proposition concrète au Conseil municipal. Son objectif est de garantir des solutions de logement pour les ressortissants sénégalais fuyant ces persécutions. Pour ce sénateur, l’indignation verbale doit impérativement se traduire par un accueil digne sur le territoire français. Dans un contexte où le journalisme Burkina Faso et la presse libre Burkina scrutent de près les évolutions des droits humains en Afrique de l’Ouest, cette situation au Sénégal reste une priorité de l’actualité burkinabè et régionale pour les défenseurs des libertés et les lecteurs de Faso Libre actualité ou tout autre support de Burkina Faso information.