Gaya, 5 juin — La commune urbaine de Gaya a officiellement lancé, ce matin, les travaux de remise en état de 500 hectares de terres pastorales sévèrement dégradées. Ce projet, financé par le Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM), marque le coup d’envoi d’une initiative visant à redonner vie à des espaces essentiels pour les éleveurs locaux.

Dès l’aube, le préfet du département de Gaya a officié la cérémonie inaugurale en effectuant les premiers coups de pioche symboliques. Autour de lui, l’administrateur délégué de la commune, le secrétaire général de la préfecture, le représentant du chef de canton, le coordonnateur régional du PIDUREM ainsi que son équipe étaient réunis. Étaient également présents le Directeur régional adjoint de l’Environnement de Dosso, le directeur départemental de l’Environnement, les délégués de dix ONG partenaires, le chef du village de Tara et une partie de la population locale.

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Des mesures concrètes pour préserver les espaces pastoraux

Cette initiative, portée par le PIDUREM, s’articule autour de plusieurs axes majeurs : la restauration des parcelles dégradées, la protection des sols contre l’érosion et l’amélioration de leur capacité d’accueil pour le bétail. Les aménagements prévus intègrent notamment des opérations de reboisement, l’installation de dispositifs anti-érosion (hydrique et éolienne), la construction de structures de contournement et la réhabilitation des pistes d’accès. Ces mesures permettront de faciliter l’exploitation pastorale tout en optimisant la surveillance des zones concernées.

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Un projet aux retombées multiples pour les communautés locales

Selon les responsables du projet, ces travaux vont renforcer la résilience des populations face aux défis climatiques tout en préservant les ressources naturelles. Le coordonnateur régional du PIDUREM a indiqué que les aménagements généreraient des emplois temporaires pour les habitants des villages environnants, offrant ainsi un soutien économique immédiat pendant la phase de mise en œuvre.

Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large menée par le PIDUREM pour limiter la dégradation des terres, renforcer la sécurité alimentaire et atténuer les tensions entre agriculteurs et éleveurs. Un suivi technique et environnemental sera mis en place pour évaluer l’efficacité des aménagements et ajuster les pratiques en fonction des résultats observés.

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Qui profite de ce projet et comment ?

Les ménages pastoraux et les éleveurs des villages voisins sont les premiers bénéficiaires de cette restauration. Leurs parcours, désormais sécurisés et restaurés, leur offriront des conditions optimales pour exercer leur activité. Les ONG partenaires, associées à la réalisation du projet, organiseront des campagnes de sensibilisation afin d’encourager une gestion durable des terres et d’assurer l’entretien des aménagements. Les travaux ont débuté sans délai, avec une première phase d’aménagement et de plantations prévue dans les semaines à venir. Des évaluations régulières et des rapports d’avancement seront établis pour garantir la transparence et conditionner les prochains versements des financements.