Le parti ‘’Les Démocrates’’ du Bénin exprime son inquiétude face à la crise politique au Niger et aux tensions croissantes liées à une éventuelle intervention militaire de la CEDEAO. Dans un communiqué publié récemment, le président du parti, Eric Houndété, a souligné les risques que cette situation fait peser sur la stabilité régionale.

Selon lui, le coup d’État au Niger illustre une fois de plus les dérives autoritaires qui minent l’Afrique de l’Ouest. Le parti dénonce fermement toute prise de pouvoir par la force, rappelant que ces pratiques sont souvent liées à des contextes d’injustice sociale, de corruption et de violation des droits fondamentaux. Eric Houndété a notamment pointé du doigt l’accaparement des ressources par des élites, la répression des libertés et les manipulations constitutionnelles qui favorisent l’instabilité.

Appel à la diplomatie et à la prévention des conflits

Face à cette escalade, Les Démocrates exhortent les dirigeants de la CEDEAO à privilégier la voie diplomatique plutôt que le recours à la force. Le parti insiste sur l’importance du dialogue comme outil de résolution des crises, en phase avec les valeurs culturelles et historiques de la région. Il plaide également pour une lutte sans ambiguïté contre les coups d’État, la mauvaise gouvernance et les exclusions politiques qui alimentent les tensions.

Le parti s’interroge par ailleurs sur les fondements juridiques d’une éventuelle intervention militaire contre le Niger et sur les mécanismes de consultation démocratique qui devraient encadrer une telle décision. Eric Houndété s’est notamment demandé : « Qui financera cet effort de guerre ? » et a mis en garde contre les conséquences imprévisibles d’une telle approche.

Vers une solution pacifique et durable

Pour Les Démocrates, la solution passe par un retour à l’ordre constitutionnel au Niger, obtenu par le biais d’un dialogue politique national inclusif. Le parti appelle le gouvernement béninois à jouer un rôle actif dans la promotion de la paix, en défendant les principes de négociation, de réconciliation et de coopération régionale. Selon eux, cette approche est la seule garantie d’une stabilité partagée entre le Bénin et le Niger, et plus largement pour toute l’Afrique de l’Ouest.

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