Les autorités camerounaises ont tenu à mettre fin aux spéculations entourant l’état de santé du président Paul Biya, en exercice depuis plus de quatre décennies. Depuis au moins 56 jours, le chef de l’État séjourne en Suisse, alimentant les interrogations sur une éventuelle vacance du pouvoir. René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a formellement démenti ces rumeurs lors d’une déclaration publique.

Le président Paul Biya «est en vie» et toujours en fonction

Face aux multiples conjectures relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias, René Emmanuel Sadi a apporté une réponse claire et sans ambiguïté : «Le président Paul Biya est en vie». Il a également précisé que le chef de l’État n’a pas démissionné de ses fonctions et qu’il rentrera prochainement au Cameroun. «Il n’y a aucune vacance du pouvoir à la tête de l’État», a-t-il insisté, tout en reconnaissant ne pas pouvoir communiquer une date précise pour son retour.

Une opération chirurgicale confirmée, mais aucun détail médical divulgué

Le porte-parole du gouvernement a confirmé que le président Paul Biya a subi une intervention médicale à Genève, où il séjourne actuellement. Il a néanmoins tenu à préciser que cette opération ne s’est pas déroulée dans un cadre hospitalier. «Il a fait une intervention il y a quelque temps. Le président est bien à Genève, mais il n’est pas hospitalisé», a-t-il déclaré. Aucune information supplémentaire sur la nature de l’acte médical n’a été communiquée.

Le Cameroun garantit le fonctionnement normal des institutions

René Emmanuel Sadi a rappelé que les institutions camerounaises fonctionnent sans entrave et que les hauts responsables de l’administration continuent d’assurer leurs missions. Il a également souligné que la question d’une éventuelle vacance du pouvoir ne se pose pas, car seul le Conseil constitutionnel est habilité à constater une telle situation. Or, à ce jour, aucune procédure officielle n’a été engagée par cette instance.

Cette clarification vise à rassurer la population et les partenaires internationaux sur la stabilité politique du Cameroun, alors que des doutes persistaient quant à la capacité du président à exercer ses fonctions.