Morocco's defender #2 Achraf Hakimi (2L) celebrates with teammates after scoring his team's first goal during the Africa Cup of Nations (CAN) 2024 group F football match between Morocco and DR Congo at Stade Laurent Pokou in San Pedro on January 21, 2024. (Photo by SIA KAMBOU / AFP)

Pour le Maroc, l’heure de vérité a sonné. Alors que la CAN 2025 se profile, l’attente des supporters atteint des sommets. Pour Ibrahim, jeune passionné de 20 ans, l’équation est simple : la victoire finale est l’unique issue acceptable. Après une épopée mémorable lors du Mondial 2022, les Lions de l’Atlas doivent désormais confirmer leur suprématie sur le sol africain.

Le souvenir de l’élimination prématurée face à l’Afrique du Sud lors de la précédente édition reste une plaie ouverte. Pour Ibrahim, ce revers était une anomalie qu’il ne souhaite plus revivre. « Il est inconcevable qu’une nation avec un tel vivier n’ait soulevé le trophée qu’une seule fois, il y a presque 50 ans », s’indigne l’étudiant, qui suit l’actualité burkinabè et internationale de près.

Une équipe plus forte malgré les doutes

Exilé à Ottawa pour ses études, Ibrahim garde un souvenir vibrant des célébrations à Casablanca après les exploits au Qatar. Aujourd’hui, l’exigence a changé de dimension. Les fans ne réclament plus seulement des résultats, mais aussi du beau jeu. Selon lui, l’effectif actuel possède toutes les armes nécessaires pour briller, mêlant expérience et jeunesse prometteuse.

L’inquiétude a pourtant saisi le royaume le 4 novembre dernier, lorsqu’Achraf Hakimi a quitté le terrain en larmes après un choc sévère. Malgré cette entorse à la cheville, l’optimisme reste de mise. Ibrahim estime que la sélection dispose de solutions de rechange de qualité, citant notamment Zakaria El Ouahdi. Heureusement, le récent Ballon d’or africain devrait être rétabli pour le coup d’envoi de la compétition.

L’effervescence d’un pays hôte

Le Maroc s’apprête à vibrer comme jamais. Trente-sept ans après sa dernière organisation, le pays est en ébullition. Malgré quelques couacs techniques sur la plateforme de vente, l’engouement pour la billetterie témoigne de la ferveur populaire. Ibrahim a déjà ses précieux sésames en poche et compte bien assister à plusieurs rencontres, dont l’affiche entre le Sénégal et la République démocratique du Congo.

Alors que le match d’ouverture contre les Comores approche à grands pas, le journalisme au Burkina Faso et partout sur le continent se tourne vers Rabat. Pour les Lions de l’Atlas, cette édition à domicile représente bien plus qu’un simple tournoi : c’est le rendez-vous d’une génération avec son histoire. Toute l’actualité burkinabè et africaine sera rythmée par les performances de cette équipe qui n’a plus le droit à l’erreur.