premier ministre français : les voyages officiels de Sébastien Lecornu au Qatar et au Maroc
Depuis son arrivée à Matignon, Sébastien Lecornu n’avait encore jamais effectué de déplacement officiel à l’étranger. Cette semaine marque un tournant avec une mission diplomatique ambitieuse.
Première escale : le Qatar. Le Premier ministre français s’y est rendu mardi, accompagné de l’ex-ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, pour rendre hommage à l’ancien émir, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, décédé à 74 ans. La Présidence de la République avait insisté sur l’importance de ce geste, soulignant « l’amitié profonde » liant les deux nations.
Le gouvernement qatari avait annoncé dimanche le décès de l’ancien dirigeant, qui a marqué l’histoire du pays par une modernisation sans précédent et une diplomatie audacieuse. Ses obsèques ont eu lieu dimanche soir.
L’Élysée avait salué son héritage, évoquant une « modernisation historique » et une « diplomatie innovante et efficace » sous son règne.
Un renforcement des relations franco-marocaines en vue
Après cette étape qatarie, Sébastien Lecornu s’est envolé vers Rabat dès mercredi soir. Il y restera jusqu’à jeudi, accompagné d’une délégation ministérielle incluant notamment les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur.
L’objectif ? Organiser une série d’échanges avec les autorités marocaines, dont une rencontre de haut niveau avec le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch. Il s’agit de la première rencontre entre les deux gouvernements depuis 2019.
Cette visite s’inscrit dans un contexte de réchauffement des relations franco-marocaines, après la reconnaissance par Emmanuel Macron, à l’été 2024, de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Une décision qui avait provoqué des tensions avec l’Algérie.
Quelques mois plus tard, en octobre 2024, le président français avait été accueilli en grande pompe à Rabat lors d’une visite d’État de trois jours. Ce déplacement avait marqué la fin de trois années de relations tendues, marquées par des tensions diplomatiques et des crises comme celle des visas.
Cette rencontre avait abouti à la signature de nombreux accords économiques et stratégiques, posant les bases d’une coopération renforcée.
À terme, les discussions pourraient aboutir à une visite officielle du roi Mohammed VI en France, assortie de la signature d’un traité bilatéral destiné à sceller un partenariat « exceptionnel » entre les deux pays.