Une finale de Ligue des champions qui restera gravée dans les mémoires pour son scénario insolite. Le Paris Saint-Germain, tenant du titre après sa victoire face à l’Inter Milan un an plus tôt, affrontait Arsenal ce soir du 30 mai à Budapest. Mais face à une équipe anglaise déterminée à verrouiller son secteur défensif et à exploiter les rares espaces laissés, les Parisiens ont dû se battre jusqu’au bout.

Dès les premières minutes, le match a pris une tournure inattendue. Kai Havertz, ancien lauréat en finale européenne sous les couleurs de Chelsea, a profité d’un rebond chanceux pour tromper Safonov et ouvrir le score. Malgré une réaction immédiate des stars parisiennes, comme Khvicha Kvaratskhelia privé de but par Gabriel, le PSG a peiné à imposer son jeu face à une défense organisée et des contre-attaques calculées.

Un duel tactique où la rigueur l’a emporté

Arsenal a confirmé sa réputation de spécialiste des matchs serrés en Ligue des champions. Avec seulement 69 passes réussies en première mi-temps, les Gunners ont étouffé le jeu, laissant le PSG dominer la possession sans parvenir à concrétiser. À la pause, le score était toujours de 1-0 pour les Anglais, malgré une seule occasion cadrée.

Le retour des vestiaires n’a pas changé la donne. Pourtant, l’arbitre a commencé à sanctionner les ralentissements excessifs des Londoniens. Mais c’est sur une erreur défensive que le PSG a égalisé : une faute de Mosquera sur Kvaratskhelia dans la surface a offert un penalty à Dembélé, qui a su le transformer à la 65e minute.

Un scénario fou et une séance de tirs au but décisive

Le match est entré dans une phase encore plus surprenante après l’égalisation parisienne. Les deux équipes ont alterné entre attaques et blocages défensifs, avec des occasions comme celle de Kvaratskhelia qui a frappé le poteau, ou Barcola, entré en jeu, qui a frôlé la réussite à quelques minutes de la fin.

Dans les arrêts de jeu, Dembélé, gêné par des crampes, a semblé chercher désespérément une ouverture tandis que ses coéquipiers tentaient de faire basculer la rencontre. Mais malgré l’énergie déployée, le score est resté inchangé, et les prolongations n’ont pas permis de départager les deux formations.

Pour la première fois depuis dix ans, la victoire s’est jouée aux tirs au but. Les Parisiens, habitués aux succès dans cet exercice, ont su profiter des erreurs adverses et convertir leurs tentatives. Safonov, déjà décisif en prolongation, a arrêté le tir de Nuno Mendes, scellant définitivement le destin de cette finale.

Le PSG, déjà sacré champion de France pour la cinquième fois consécutive, ajoute une nouvelle ligne à son palmarès : son deuxième titre consécutif en Ligue des champions. Il devient ainsi le seul club français à détenir deux trophées européens majeurs, confirmant son statut de géant du football hexagonal.