Une figure de l’APR interpelle le Premier ministre sur l’utilisation des preuves

Maimouna Sène, membre éminente du Secrétariat exécutif national de l’Alliance Pour la République (APR), a récemment pris position face aux déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une intervention remarquée, elle a souligné l’importance de soumettre toute preuve à l’examen des tribunaux plutôt que de les utiliser comme levier de communication politique.

Déclaration politique à l'Assemblée nationale

Son message est clair : si des allégations sérieuses pèsent sur des responsables politiques, la voie légale s’impose. Elle dénonce ainsi ce qu’elle qualifie de « manœuvres de diversion » et de « démagogie judiciaire », insistant sur le fait que la reddition des comptes doit rester un processus transparent et institutionnel, exempt de toute instrumentalisation partisane.

Priorités économiques et sociales au cœur du débat

Au-delà de cette polémique, Maimouna Sène a également pointé du doigt la gestion actuelle du pays. Pour elle, les autorités devraient concentrer leurs efforts sur des enjeux concrets et urgents pour les citoyens. Parmi ceux-ci figurent la maîtrise de l’inflation, la dynamisation du marché de l’emploi et la revitalisation de l’économie nationale.

« La justice est indépendante, saisissez les tribunaux si vous disposez d’éléments solides », a-t-elle lancé à l’adresse d’Ousmane Sonko, lui rappelant que les magistrats doivent pouvoir exercer leur mission sans pression ni interférence. Un appel à la rigueur et à la responsabilité qui s’adresse à l’ensemble de la classe politique.

Appel à l’exemplarité et aux actes concrets

L’ancienne parlementaire a conclu en exhortant le Premier ministre à passer des paroles aux actes. Elle a insisté sur la nécessité pour les dirigeants de montrer l’exemple en matière de gestion publique, tout en évitant les déclarations spectaculaires déconnectées des réalités du terrain.

Une prise de position qui reflète les tensions actuelles autour de la gouvernance et de la transparence au Sénégal, où les questions de justice et de responsabilité politique occupent une place centrale dans le débat public.