Louis Vlavonou, président du Parlement béninois, lors de la révision constitutionnelle. © DR / Assemblée nationale du Bénin

La récente révision de la Constitution au Bénin, adoptée en urgence le 1er novembre, introduit des modifications majeures qui divisent. Parmi les changements les plus marquants figure l’instauration d’un « ticket présidentiel » : le président de la République et son vice-président seront élus simultanément au scrutin majoritaire à deux tours, nécessitant une majorité absolue des voix.

Par ailleurs, cette réforme constitutionnelle abolit la peine capitale, institue une Cour des comptes pour renforcer la transparence financière, et instaure des mesures de discrimination positive en faveur des femmes lors des élections. Concernant les mandats parlementaires, la nouvelle loi limite désormais à trois le nombre de mandats consécutifs pour les députés. Une disposition permet également aux parlementaires ayant cédé leur siège à leur suppléant de le récupérer ultérieurement.

La limitation des mandats présidentiels, déjà présente dans la Constitution de 1990, est renforcée : nul ne pourra désormais exercer plus de deux mandats présidentiels au cours de sa carrière politique.

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