Un mois après le retrait du titre de champion d’Afrique au Sénégal, à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations face au Maroc, le 19 janvier, une nouvelle sanction est tombée, cette fois-ci de la part de la FIFA.

Jean-Jacques Ndala, l’arbitre principal de ce match controversé, n’a pas été retenu pour officier lors de la Coupe du monde cet été. Contrairement à ce qu’a pu penser la Confédération africaine de football, qui lui a encore confié des matchs en Ligue des champions africaine et en Coupe de la CAF, l’instance mondiale a décidé de le sanctionner.

Pourtant, sept arbitres africains ayant officié lors de la dernière CAN ont été sélectionnés par la commission arbitrale de la FIFA. Parmi eux figurent notamment le Marocain Jalal Jayed, l’Algérien Mustapha Ghorbal, le Gabonais Pierre Atcho, le Mauritanien Dahane Beida, le Sud-Africain Tom Abongile, l’Égyptien Amin Mohamed et le Somalien Omar Artan.

Pourquoi cette sanction contre l’arbitre congolais ?

L’absence de Jean-Jacques Ndala dans la liste des arbitres de la Coupe du monde n’est pas totalement inattendue. Sa prestation lors de la finale de la CAN a en effet suscité de vives critiques. Plusieurs observateurs ont pointé du doigt ses décisions contestables ainsi que son manque de réactivité face aux incidents.

Selon les déclarations d’Olivier Safari, président du comité des arbitres de la CAF, lors d’un comité exécutif tenu le 13 février à Dar es-Salaam, des consignes auraient été données à l’arbitre congolais pendant l’interruption du match. L’objectif ? Éviter de sanctionner les joueurs sénégalais rentrés aux vestiaires avec un carton jaune, ce qui aurait entraîné l’expulsion de deux d’entre eux, déjà avertis. Une décision prise « afin de préserver le match » lors de leur retour sur le terrain.