Libération de six responsables du PDCI : neuf mois de détention enfin terminés en Côte d’Ivoire

Libération de six responsables du PDCI après neuf mois de détention en Côte d'Ivoire

En 2025, une année électorale marquée par des tensions politiques, des dizaines de membres de l’opposition ont été arrêtés en Côte d’Ivoire. Parmi eux, six responsables locaux du PDCI viennent d’être libérés après une incarcération de neuf mois.

Six responsables locaux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principal parti d’opposition, ont recouvré la liberté ce lundi. Leur avocat a confirmé leur libération après neuf mois de détention, mettant fin à une période d’incertitude pour ces militants et leurs familles.

Des arrestations massives lors du scrutin présidentiel

En 2025, la Côte d’Ivoire a connu une élection présidentielle sous haute tension. Dans ce contexte, des dizaines de membres de l’opposition, dont plusieurs cadres du PDCI, ont été interpellés. Leur avocat, Me Ange Rodrigue Dadje, a annoncé sur Facebook la libération de ses clients, précisant :

« À l’issue de l’audience de la chambre antiterroriste de ce lundi 20 juillet, mes clients et militants du PDCI (Allo Pacôme Didier, Kouleon Manhenin, N’Cho Gnangoran, Mabo Koffi Jean Marc, Ouattara Kinjinlman, Niangoran N’Guessan Edouard) recouvrent la liberté après 9 mois de détention et rentrent chez eux enfin. »

L’avocat n’a pas souhaité communiquer les motifs exacts de leur libération. En mai de la même année, deux autres militants du PDCI, Clément Kouakou et Denis Brou, avaient déjà été remis en liberté.

Ces huit responsables, arrêtés entre fin septembre et début octobre 2025 dans plusieurs communes d’Abidjan, figuraient parmi les nombreuses figures politiques interpellées lors de cette période électorale agitée.

Un climat politique sous tension

Parmi les personnalités de l’opposition visées, Tidjane Thiam, président du PDCI, et Laurent Gbagbo, ancien chef d’État, avaient été écartés du processus électoral par des décisions de justice. Par ailleurs, plusieurs dizaines de militants, parfois des cadres de partis, avaient été arrêtés ou placés en détention provisoire.

Les autorités avaient alors justifié ces interpellations en affirmant qu’elles ne reposaient pas sur des motifs politiques, mais sur des procédures judiciaires conformes à la loi. Pourtant, des centaines de personnes accusées d’avoir participé à des manifestations non autorisées lors de la campagne avaient été condamnées, et une dizaine de décès avaient été recensés.

D’autres libérations récentes dans l’opposition

Début juillet, Moïse Lida Kouassi, ancien ministre de la Défense sous Laurent Gbagbo et membre de son parti, avait également été libéré après près d’un an de détention. Un cybermilitant proche de ce même camp politique, Ibrahim Zigui, avait également recouvré la liberté.