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New York, septembre 2026. En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Bénin a signé une contribution de 544 042 euros au profit de l’ONUSIDA. L’enveloppe couvre la période 2026-2027.

Les faits : 544 042 euros engagés pour 2026-2027

L’acte a été posé sous l’autorité du président de la République, Romuald Wadagni. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a paraphé le protocole au nom du gouvernement et a replacé l’engagement dans sa portée réelle : « La signature que nous apposons ce jour n’est pas un simple acte administratif : c’est la marque d’une fidélité. »

Le Bénin n’est pas un partenaire récent de l’ONUSIDA : la coopération remonte à 2001. Le texte signé à New York prolonge donc un partenariat de plus de deux décennies, dans un climat international où les financements de la santé se contractent.

Des résultats mesurables depuis 2010

Les chiffres avancés lors de la signature donnent la mesure des progrès accomplis : 72 % d’infections en moins et 51 % de décès en moins depuis 2010. « Ce protocole n’est pas qu’un accord de financement : c’est la preuve qu’un partenariat fidèle, quand il dure, sauve des vies », a poursuivi Benjamin Hounkpatin.

À quoi serviront concrètement les 544 042 euros

L’enveloppe renforce quatre piliers de l’action de l’ONUSIDA au Bénin :

  • la production de données et d’analyses fiables ;
  • l’engagement communautaire ;
  • la coordination multi-sectorielle ;
  • la mobilisation des ressources.

Objectif : éviter toute interruption d’accès aux services pour les populations les plus exposées — jeunes, femmes et populations clés — en matière de prévention, de dépistage, de traitement et d’accompagnement.

Objectif 2030 : éliminer le sida comme menace de santé publique

Au-delà des services rendus, la contribution ancre le Bénin sur la trajectoire de l’élimination du sida en tant que menace pour la santé publique à l’horizon 2030, cible inscrite dans les Objectifs de développement durable auxquels le pays a souscrit.

Un cercle restreint de pays contributeurs

En versant directement des fonds à l’ONUSIDA, le Bénin rejoint un groupe limité qui comprend notamment l’Algérie, le Brésil, la Chine, la Côte d’Ivoire et la Thaïlande.

Depuis New York, la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, a salué « une démonstration forte du leadership national et de la responsabilité partagée dans la lutte contre le VIH », rappelant qu’à « l’heure où le financement mondial de la santé est mis à rude épreuve, le Bénin envoie un message clair : la lutte contre le sida n’est pas terminée ».

Le regard du bureau pays de l’ONUSIDA

Christian Mouala, directeur pays et représentant de l’ONUSIDA pour le bureau multi-pays Côte d’Ivoire-Togo-Bénin, a mis en avant « le leadership visionnaire du président Romuald Wadagni » et la détermination du gouvernement à « protéger les acquis de plus de deux décennies de partenariat ». Selon lui, les fonds permettront de consolider la coordination, de renforcer les données stratégiques et d’amplifier l’engagement des communautés, afin que chaque Béninois et chaque Béninoise continue d’accéder à des services de qualité.

Une loi pionnière sur la prévention et la stigmatisation

Le pays a récemment adopté une législation présentée comme pionnière sur la prévention, la prise en charge du VIH et l’élimination de la stigmatisation, alignée sur les standards internationaux des droits humains. Combinée à un financement national en hausse, cette avancée juridique dessine un modèle de souveraineté sanitaire observé de près en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Un engagement inscrit dans la durée

Ancien ministre de l’Économie et des Finances pendant dix ans, Romuald Wadagni a accédé à la magistrature suprême en mai 2026, avec plus de 94 % des suffrages. Son parcours, marqué par les réformes économiques, s’accompagne d’un choix assumé : placer la santé et le capital humain parmi les priorités nationales.

Ce qu’il faut retenir

  • Le Bénin verse 544 042 euros à l’ONUSIDA pour 2026-2027.
  • La signature a eu lieu en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York.
  • Le pays affiche 72 % d’infections en moins et 51 % de décès en moins depuis 2010.
  • L’objectif reste l’élimination du sida comme menace de santé publique d’ici 2030.

De Cotonou à Parakou en passant par Natitingou, comme dans les couloirs de l’Assemblée générale, le message reste identique : le Bénin finance sa riposte et l’assume.

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By Issoufou Boubacar

Rédacteur senior