Le lundi 8 juin, à N’Djamena, l’Algérie a posé la première pierre d’une centrale électrique de 40 mégawatts, un projet destiné à améliorer l’approvisionnement en électricité du Tchad. La cérémonie a réuni le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb et son homologue tchadien Allamaye Halina.
Cette infrastructure est un don de l’Algérie au Tchad, décidé personnellement par le président Abdelmadjid Tebboune, ont indiqué des sources officielles algériennes. Elle s’inscrit dans une dynamique de coopération économique et de développement des infrastructures en Afrique.
La construction de la centrale a été confiée à Sonelgaz International. Elle utilisera des turbines à gaz de dernière génération et apportera une capacité supplémentaire pour faire face à la demande croissante en électricité à N’Djamena et dans ses alentours. Les autorités tchadiennes soulignent que l’expansion de la production électrique est devenue une priorité absolue face à l’augmentation des besoins des ménages, de l’industrie et des services.
Un engagement africain élargi
Le Premier ministre algérien a souligné que ce chantier reflète une ambition plus vaste d’intégration africaine et de développement mutuel. Il a rappelé que ce projet découle des accords conclus lors de la visite officielle du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno en Algérie en avril 2026.
Au-delà de cette centrale, l’Algérie met en avant son implication dans divers projets régionaux touchant aux infrastructures, aux transports et aux télécommunications. Pour Alger, l’investissement énergétique est un moteur clé de stabilité et de développement en Afrique.
Une fois opérationnelle, cette centrale devrait consolider le réseau électrique tchadien et offrir un approvisionnement plus stable aux foyers et aux entreprises.