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Benjamin Ngongang dénonce l’absence prolongée du président à l’étranger

L’expert camerounais en gouvernance, Benjamin Ngongang, s’insurge contre les séjours prolongés du président Paul Biya hors du Cameroun, un phénomène qu’il juge préjudiciable à la gestion du pays.

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Un analyste camerounais s’alarme des séjours prolongés à l’étranger

Benjamin Ngongang, spécialiste des questions de gouvernance au Cameroun, a vivement critiqué les longues absences du président Paul Biya du territoire national, un phénomène qu’il observe avec inquiétude depuis des années. Lors de son intervention dans l’émission Canal Presse diffusée sur Canal 2 International, il a pointé du doigt l’absence de visites officielles sur le terrain, un aspect essentiel selon lui pour un chef d’État.

Il a rappelé que le président Biya avait déjà établi un record de 47 jours consécutifs à l’étranger, un séjour qui s’est encore prolongé. « Le président de la République n’est pas élu pour gouverner à l’étranger. Il est normal que l’opposition, et même les députés de la majorité, s’interrogent sur ces longues absences », a-t-il souligné. « Nous sommes déjà à 49 jours hors du pays, un record qui risque d’être battu si le président ne rentre pas ce soir. »

Pour étayer son propos, Benjamin Ngongang a comparé la situation camerounaise à celle d’autres nations : « Aucun pays au monde n’accepterait qu’un président reste plus de 30 jours hors de son territoire, que ce soit pour des raisons personnelles ou professionnelles. Le Cameroun innove malheureusement dans ce domaine. »

Des dirigeants étrangers montrent l’exemple

L’expert a également mis en avant le contraste avec d’autres dirigeants internationaux. Il a cité les exemples du président américain et du président de l’Assemblée iranienne, tous deux impliqués dans des négociations complexes, mais qui maintiennent une présence continue dans leur pays. « Même en temps de guerre, ces dirigeants ne s’absentent pas plus de quelques jours pour des rencontres diplomatiques. Ils reviennent rapidement car leur rôle est crucial dans la gestion des crises », a-t-il expliqué.

Benjamin Ngongang a conclu en insistant sur l’importance de la proximité du chef de l’État avec sa population, un élément qu’il juge indispensable pour une gouvernance efficace et transparente.

Benjamin Ngongang, analyste politique