Un recours constitutionnel contesté par le leader de PASTEF

Le président de PASTEF, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la saisine du Conseil constitutionnel par des députés de l’opposition et des non-inscrits. Ces derniers cherchent à faire annuler sa réintégration à l’Assemblée nationale, une décision qu’il qualifie de manœuvre politique destinée à l’écarter. Lors d’une conférence de presse, il a dénoncé des complots ourdis par ses détracteurs : « Leurs agissements relèvent d’une stratégie calculée. La saisine du Conseil constitutionnel s’inscrit dans cette logique. Ils savent pertinemment que cette question dépasse le cadre de ses compétences. »

L’ancien chef du gouvernement a également mis en garde contre l’instrumentalisation des institutions de l’État à des fins partisanes, soulignant l’ampleur de cette offensive.

Les arguments des requérants et la réponse ferme d’Ousmane Sonko

Les opposants s’appuient sur l’article 54 de la Constitution pour demander l’annulation de son mandat parlementaire. Ils estiment que sa réintégration, validée par le Bureau de l’Assemblée nationale le 24 mai dernier, est contraire à la loi. Leur argument principal repose sur l’incompatibilité de son statut : nommé Premier ministre, puis élu député en 2024, ils considèrent que son élection initiale était déjà entachée d’illégalité.

Face à cette attaque juridique, Ousmane Sonko a adopté un ton sans appel : « Si l’État utilise sa force contre nous, nous riposterons par tous les moyens constitutionnels à notre disposition. » Cette déclaration témoigne de l’intensité du conflit qui oppose désormais les deux camps.