Renforcement de la collaboration policière dans l’espace sahelien
Les cadres dirigeants des forces de l’ordre du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont retrouvés à Ouagadougou pour une session intensive dédiée à l’amélioration de leur synergie opérationnelle au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). L’objectif affiché ? Élaborer une feuille de route collective pour mieux contrer les menaces sécuritaires qui pèsent sur la sous-région.
Cette assemblée, qui a rassemblé des spécialistes en sécurité des trois nations, avait pour mission de standardiser les protocoles d’intervention, d’optimiser les échanges d’informations et de booster l’efficacité des unités policières. Les débats ont aussi porté sur l’intensification de la collaboration judiciaire, le renforcement des dispositifs de maintien de l’ordre et l’intégration des innovations technologiques dans les enquêtes criminelles.
Une vision partagée pour une sécurité régionale renforcée
Lors de l’inauguration des échanges, l’inspecteur général Thierry Dofizouho Tuina, directeur de la Police nationale burkinabè, a insisté sur le rôle central des forces de l’ordre dans la consolidation de l’AES. Il a précisé que cette démarche s’inscrivait dans la continuité des engagements pris lors de la précédente rencontre des chefs de police à Bamako début 2025, ainsi que lors de la conférence des ministres de la Sécurité organisée début juillet de la même année.
Libre circulation et lutte contre les entraves administratives
Les échanges ont également mis en lumière l’importance d’une circulation fluide des personnes et des marchandises au sein de l’espace confédéral. Les autorités policières ont exprimé leur volonté de simplifier les procédures frontalières, d’améliorer le partage de renseignements et de combattre les pratiques abusives comme les rackets routiers ou les prélèvements illégaux.
Youssouf Koné, directeur général de la Police malienne, a souligné que la mutualisation des ressources était un levier essentiel pour répondre aux défis sécuritaires et favoriser le développement harmonieux de l’AES. De son côté, le commissaire général Assahaba Ebankawal, son homologue nigérien, a rappelé que cette alliance renforcée permettrait de mieux affronter la montée des violences terroristes, de la criminalité transfrontalière et des autres risques pesant sur les trois États.
Les travaux en cours doivent aboutir à des propositions concrètes pour renforcer encore la coopération policière au cœur de l’Alliance des États du Sahel.