Lors d’une réunion exceptionnelle du Conseil national de sécurité (CNS), le Président Alassane Ouattara a dressé un bilan sans précédent de la lutte contre l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire. Organisée au Palais de la Présidence, cette séance a permis d’évaluer les avancées enregistrées depuis la création, en 2021, du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI).


Entre 2021 et juin 2026, les opérations menées par cette unité ont conduit au démantèlement de plus de 8 500 sites d’exploitation aurifère non autorisés à travers le pays. Les autorités ont également procédé à l’interpellation de 4 474 individus, dont près des deux tiers étaient des ressortissants étrangers. Les saisies réalisées incluent plus de 960 millions de francs CFA, près de 136 kilogrammes d’or brut ainsi que du matériel lourd utilisé pour ces activités illicites, détruit ensuite par les forces de l’ordre.


Une menace persistante malgré les succès

Malgré ces chiffres impressionnants, le CNS a souligné que l’orpaillage illégal continue de se développer dans plusieurs régions ivoiriennes. Cette activité, selon les experts, représente un danger majeur pour l’écosystème, la stabilité du pays et l’économie nationale.


Face à ce constat, le Chef de l’État a donné instruction au Premier ministre Robert Beugré Mambé d’intensifier les actions contre ce fléau. Plusieurs mesures ont été adoptées pour renforcer la répression :

  • La mobilisation renforcée des autorités locales, traditionnelles et des Forces de défense et de sécurité, via les Comités départementaux de sécurité (CDS) et les Cellules civilo-militaires (CCM) placés sous l’autorité des préfets ;
  • Un partenariat accru avec les ambassades des pays d’origine des orpailleurs étrangers pour mieux sensibiliser et organiser leur rapatriement ;
  • L’application stricte des lois répressives contre les acteurs, qu’ils soient particuliers ou entreprises, impliqués dans ces pratiques illégales.


Le Premier ministre a été chargé de soumettre, dans les plus brefs délais, une communication au Conseil des ministres afin d’améliorer le cadre juridique et opérationnel de la lutte contre l’orpaillage clandestin. Par ailleurs, le GS-LOI et les unités partenaires verront leurs moyens logistiques et humains considérablement renforcés pour mener à bien cette mission.


Le Conseil national de sécurité a réaffirmé sa détermination à éradiquer ce phénomène afin de protéger les ressources naturelles, préserver l’environnement et sécuriser la prospérité économique de la Côte d’Ivoire.