FILE PHOTO: Palestinians wait to receive food from a charity kitchen after the global hunger monitor, Integrated Food Security Phase Classification (IPC), said that Gaza City and surrounding areas are officially suffering from famine that will likely spread, in Gaza City, August 28, 2025. REUTERS/Mahmoud Issa/File Photo

Crise alimentaire mondiale : l’ONU sonne l’alarme sur les zones les plus exposées à la famine

L’Organisation des Nations unies tire la sonnette d’alarme : 16 zones à travers le monde sont désormais classées comme critiques en matière d’insécurité alimentaire. Un rapport conjoint de la FAO et du PAM révèle une aggravation alarmante de la situation, avec des millions de personnes supplémentaires menacées par la famine ou un risque imminent de famine.

Les pays les plus touchés par la famine et l’insécurité alimentaire

Parmi les nations les plus gravement affectées, Haïti, le Mali, la Palestine, le Soudan du Sud, le Soudan et le Yémen se distinguent. Ces pays font face à une crise humanitaire sans précédent, où les populations subissent des conditions de vie extrêmes. Le rapport souligne que ces régions sont confrontées à un risque catastrophique de famine.

Autres zones sous haute tension alimentaire

D’autres territoires, comme l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, la Birmanie, le Nigeria, la Somalie, la Syrie, le Burkina Faso, le Tchad, le Kenya et les réfugiés rohingyas au Bangladesh, sont également en situation très préoccupante. Les conflits armés, les chocs économiques et les phénomènes météorologiques extrêmes aggravent une situation déjà critique.

Les causes profondes de cette crise alimentaire globale

Les deux organisations onusiennes, basées à Rome, pointent du doigt plusieurs facteurs clés :

  • Les conflits prolongés qui détruisent les infrastructures et perturbent les chaînes d’approvisionnement ;
  • Les chocs économiques qui réduisent le pouvoir d’achat des populations ;
  • Les phénomènes météorologiques extrêmes (sécheresses, inondations) qui détruisent les récoltes ;
  • L’insuffisance des financements dédiés à l’aide humanitaire.

« Les conflits, les chocs économiques, les phénomènes météorologiques extrêmes et l’insuffisance critique des financements exacerbent des conditions déjà désastreuses », déclarent la FAO et le PAM dans leur communiqué commun.

Une aide humanitaire en danger de rupture

Le financement de l’aide humanitaire est largement insuffisant. Sur les 29 milliards de dollars nécessaires pour soutenir les populations vulnérables, seulement 10,5 milliards ont été mobilisés. Cette pénurie menace directement les programmes d’assistance, notamment l’aide alimentaire aux réfugiés.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a déjà dû réduire son soutien en raison des coupes budgétaires, et certains programmes d’alimentation scolaire ont été suspendus dans plusieurs pays. De son côté, la FAO alerte sur le risque de voir s’effondrer les efforts de protection des moyens de subsistance agricoles, faute de ressources pour les semences et les soins vétérinaires.

Cindy McCain, directrice générale du PAM, met en garde : « Nous sommes au bord d’une catastrophe alimentaire totalement évitable qui menace de provoquer une famine généralisée dans de nombreux pays. Ne pas agir maintenant ne fera qu’aggraver l’instabilité. »

Un appel urgent à l’action pour éviter une catastrophe

Pour Qu Dongyu, directeur général de la FAO, « la prévention de la famine n’est pas seulement un devoir moral, c’est un investissement judicieux pour la paix et la stabilité à long terme ». Les deux organisations appellent à un financement urgent pour éviter l’effondrement des systèmes alimentaires dans ces zones critiques.

Face à l’urgence, chaque contribution compte pour sauver des vies et préserver la stabilité régionale. L’ONU insiste sur la nécessité d’une mobilisation internationale immédiate pour éviter une crise humanitaire d’une ampleur sans précédent.