Une attaque ciblée contre les forces conjointes dans la région de Mopti
Une nouvelle opération violente a visé les forces armées maliennes et leurs partenaires russes du Corps africain. Le convoi militaire a été pris pour cible lors d’une embuscade minutieusement préparée près de la localité de Kaka, située dans la région de Mopti. Les affrontements se sont soldés par la mort de treize combattants au sein des rangs gouvernementaux et des forces alliées russes.
À la suite de cet assaut, le groupe armé a revendiqué la capture d’un important arsenal de guerre. Le butin récupéré comprend quatorze motos, deux mitrailleuses de type PKM, six fusils d’assaut Kalachnikov, ainsi qu’une demi-douzaine de grenades et de nombreux stocks de munitions.
La récurrence des assauts contre le Corps africain
Cet événement rappelle une précédente offensive d’envergure survenue le 14 juillet dernier dans la partie septentrionale du pays. Un convoi composé de plus de deux cents instructeurs russes et d’une centaine de militaires maliens avait alors subi une attaque dévastatrice. Le bilan de cette confrontation s’était avéré particulièrement lourd, avec environ soixante décès enregistrés parmi les forces maliennes, des dizaines de blessés et au moins trente captures.
Malgré la multiplication de ces embuscades meurtrières sur le terrain, aucune stratégie de riposte durable n’a encore été mise en œuvre par les autorités de Bamako ou par leurs partenaires russes pour sécuriser efficacement ces déplacements sensibles.

Le JNIM, fer de lance d’Al-Qaïda au Sahel
Le groupe à l’origine de ces attaques, le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), communément appelé Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, représente la coalition djihadiste la plus influente de la région sahélienne. Officiellement affiliée à Al-Qaïda, cette alliance est née en mars 2017 de la fusion de plusieurs factions armées historiques, notamment Ansar Dine, Al-Mourabitoun, la Katiba Macina et la Katiba du Sahara.
Bien que le Mali constitue son principal sanctuaire opérationnel, le mouvement a largement étendu son influence au-delà des frontières maliennes. Ses combattants mènent régulièrement des incursions au Burkina Faso et au Niger, tout en consolidant progressivement leurs positions vers les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest, à l’instar du Bénin et du Togo.