In eastern DR Congo's Uvira, war scars linger as calm cautiously returns. Members of the March 23 Movement (M23) stand guard in Uvira city, eastern Democratic Republic of the Congo (DRC), on December 12, 2025. Photo by Str /Xinhua/ABC/Andia.fr

Les tensions persistent dans l’est de la République démocratique du Congo malgré l’accord historique signé sous égide américaine. Les combats entre forces rwandaises et milices congolaises s’intensifient, mettant en lumière les limites d’une diplomatie en échec.

Un accord de paix en sursis

L’échéance du 15 juillet, fixée pour la mise en œuvre de l’accord de Washington, n’a pas été respectée. Signé en juin 2025 entre la RDC et le Rwanda, ce traité prévoyait notamment le retrait des troupes rwandaises des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi que le désarmement du groupe armé Alliance du fleuve Congo (AFC/M23). Pourtant, ces engagements restent lettre morte.

Malgré les déclarations optimistes du secrétaire d’État américain, les hostilités n’ont pas cessé. Les combats se multiplient, aggravant une crise humanitaire déjà critique.

Les raisons d’un échec annoncé

Plusieurs obstacles bloquent la résolution du conflit. D’abord, la méfiance persiste entre Kinshasa et Kigali. Ensuite, le soutien du Rwanda à l’AFC/M23 complique toute avancée. Enfin, les sanctions internationales peinent à produire des effets concrets.

Une situation humanitaire alarmante

Les populations civiles paient le prix fort de cette instabilité. Déplacements massifs, violences et accès limité à l’aide humanitaire : l’est de la RDC est en proie au chaos. Les acteurs internationaux, malgré leurs déclarations, peinent à inverser la tendance.