Est de la RDC : la MONUSCO confirme sa pleine disponibilité pour appuyer le suivi des cessez-le-feu

Face à une situation sécuritaire toujours volatile dans l’Est de la RDC, marqué par des affrontements persistants entre les forces gouvernementales et la rébellion du M23, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a réaffirmé, ce 2 juillet 2026, sa volonté d’accompagner activement les mécanismes régionaux de paix.

Lors d’un entretien à l’hôtel de la Défense avec le vice-premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo, James Swan, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la MONUSCO, a détaillé les avancées opérationnelles mises en place pour renforcer le Mécanisme conjoint de vérification renforcé (MCVR+). Cette structure, soutenue par la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité de l’ONU, vise à superviser le respect des cessez-le-feu dans la région.

Une mission déjà opérationnelle, en attente de validation des sites

James Swan a souligné que la MONUSCO avait déjà adapté son mandat pour répondre aux exigences de ce nouveau cadre. « Depuis décembre 2025, nous avons reçu un mandat élargi pour appuyer le mécanisme de monitoring et de vérification du cessez-le-feu. Nous sommes prêts à déployer notre soutien logistique et sécuritaire dès que les sites d’intervention auront été officiellement désignés », a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre.

Le chef de la MONUSCO a précisé que les préparatifs étaient d’ores et déjà engagés : « Nous avons renforcé nos capacités et planifié les missions sur les sites identifiés. Il ne nous manque plus que la décision finale concernant les zones à surveiller. »

« La MONUSCO ne se contente pas de surveiller ; elle agit en partenariat avec les autorités congolaises pour rétablir la stabilité. »

Renforcement de la coopération avec les FARDC

La réunion a également permis d’aborder les autres volets du mandat de la MONUSCO, notamment la protection des civils, le désarmement des groupes armés et la réforme du secteur de la sécurité. James Swan a insisté sur l’importance d’une collaboration étroite avec le ministère de la Défense nationale et les Forces armées de la RDC (FARDC), avec lesquelles la MONUSCO collabore déjà dans le Nord-Kivu et en Ituri.

« Avec plus de 8 000 militaires déployés en RDC, notre mission est indissociable de celle des FARDC. Ensemble, nous œuvrons pour la paix, la sécurité et la protection des populations », a-t-il indiqué.

Contexte : des pressions internationales pour un déploiement rapide

Cette annonce intervient dans un contexte où plusieurs partenaires de la RDC, dont les États-Unis, ont appelé à un déploiement accéléré du mécanisme de vérification. Lors de la sixième session du Comité mixte de surveillance (CMS) à Londres, Kinshasa et Kigali se sont engagés à soutenir le déploiement rapide de l’EJVM+ (Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus), incluant désormais la supervision des engagements pris dans le cadre de l’Accord de Washington.

Les deux pays ont également convenu de « créer des conditions politiques et sécuritaires favorables » pour faciliter les opérations de vérification conjointe, une étape jugée essentielle pour la crédibilité des processus de paix en cours.

Perspectives : vers une stabilisation durable ?

Alors que les négociations se poursuivent pour élargir le mandat du MCVR+ et intégrer davantage d’acteurs régionaux, la MONUSCO reste mobilisée pour accompagner la RDC dans sa quête de paix. « Notre objectif est clair : appuyer la cessation durable des hostilités et permettre aux populations de l’Est de retrouver une vie normale », a conclu James Swan.

Photo de couverture : James Swan, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la MONUSCO.