Une dérive monarchique dénoncée par l’opposition
Dans une analyse sans concession de la situation politique actuelle en République Démocratique du Congo, Olivier Kamitatu a exprimé ses vives inquiétudes concernant l’exercice du pouvoir au sommet de l’État. Le directeur de cabinet de Moïse Katumbi a dressé un parallèle audacieux entre le président Félix Tshisekedi et Louis XIV, fustigeant une gouvernance qu’il juge absolue, entourée d’une cour de flatteurs et de courtisans.
La Constitution comme rempart contre les ambitions personnelles
Pour illustrer la nécessité de protéger les institutions congolaises, Olivier Kamitatu a convoqué la figure mythologique d’Ulysse. Tout comme le héros grec s’était fait enchaîner au mât de son navire pour ne pas succomber au chant des sirènes, la Constitution doit, selon lui, servir d’ancrage pour empêcher les dirigeants de céder aux tentations du pouvoir absolu.
« La loi fondamentale a été conçue précisément pour résister aux passions du moment », a-t-il affirmé lors d’un échange public. Pour ce haut cadre de l’opposition, le texte constitutionnel n’est pas un simple document ajustable au gré des intérêts, mais un bouclier protégeant la nation contre les ambitions individuelles de ceux qui la dirigent.
Préserver l’héritage de Sun City
Au-delà de la critique du style de gouvernance, Olivier Kamitatu a rappelé que la Constitution est la garante des droits des minorités face à une majorité qui pourrait être tentée de les ignorer. Elle assure également la défense des intérêts des générations futures, qui n’ont pas encore de voix dans les urnes.
En conclusion de son intervention, il a averti que toute tentative de transformer ce texte en instrument de promotion personnelle constituerait une trahison majeure du pacte républicain de Sun City. Ce compromis historique demeure, à ses yeux, le socle sur lequel la RDC a été patiemment reconstruite.