Le FIMEC 2026, un tremplin pour les ambitions économiques de la Côte d’Ivoire
Abidjan — En juillet 2026, la Côte d’Ivoire a posé une pierre angulaire de sa stratégie de développement avec l’ouverture du Forum international des Métiers et des Compétences (FIMEC). Cet événement, placé sous le signe de la formation professionnelle et de l’emploi, s’impose comme un outil clé pour concrétiser les ambitions du Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Sous la présidence du Premier ministre Robert Beugré Mambé, cette deuxième édition du FIMEC a réuni décideurs publics, acteurs du privé et institutions éducatives autour d’une même priorité : transformer les compétences en leviers de croissance. Le thème central, « Compétences, emploi et transformation économique en Afrique », a servi de fil conducteur à deux jours d’échanges intenses.
Le PND 2026-2030 : une vision ambitieuse portée par les compétences
Pour le gouvernement ivoirien, le développement des métiers et des formations ne relève plus d’une simple politique sociale. Il s’agit désormais d’un pilier stratégique pour atteindre les objectifs fixés par le PND. Parmi eux :
- Accélérer l’industrialisation du pays pour diversifier son économie.
- Renforcer la compétitivité des entreprises nationales sur les marchés régionaux et internationaux.
- Soutenir l’émergence des champions locaux en favorisant l’innovation et l’excellence.
- Créer 3 millions d’emplois d’ici 2030, avec un accent sur l’inclusion des jeunes et des femmes.
« Chaque euro investi dans la formation est un euro placé dans la productivité de nos entreprises et la souveraineté économique de la Côte d’Ivoire », a souligné Robert Beugré Mambé. Une déclaration qui résume l’esprit du FIMEC : faire des compétences un moteur de transformation durable.
Un écosystème où formation et emploi se rencontrent
Le FIMEC a été conçu comme une plateforme de dialogue inédite, où se croisent les attentes des entreprises, les offres des centres de formation et les priorités nationales. L’objectif ? Bâtir des solutions concertées pour répondre aux défis cruciaux de l’emploi et de la qualification.
Les discussions ont mis en lumière plusieurs enjeux transversaux :
- L’alignement des programmes de formation sur les besoins réels du marché du travail.
- Le renforcement des partenariats public-privé pour financer et moderniser les infrastructures éducatives.
- La promotion d’une culture de l’entrepreneuriat chez les jeunes, via des dispositifs adaptés.
- L’intégration des technologies émergentes dans les cursus pour anticiper les métiers de demain.
« Notre responsabilité est de donner à chaque jeune les clés pour réussir, innover et contribuer activement à la prospérité de son pays », a rappelé le Premier ministre. Une vision qui guide les réformes en cours et qui a trouvé un écho particulier lors de cet événement.
L’Afrique de demain se construit aujourd’hui
Au-delà des discours, le FIMEC a offert un espace concret d’échange. Expositions, ateliers interactifs et panels d’experts ont illustré comment la Côte d’Ivoire mise sur le capital humain pour relever les défis de demain. Face à un monde en pleine mutation, où les métiers évoluent à un rythme sans précédent, le pays a choisi d’investir dans ce qui fait sa force : ses femmes et ses hommes.
« Les compétences ne sont pas une option, mais une nécessité stratégique », a conclu Robert Beugré Mambé. Un message clair : pour que la Côte d’Ivoire s’affirme comme une puissance économique régionale, elle doit placer la formation et l’emploi au cœur de sa stratégie.