Le sud du Gabon, et plus particulièrement la province de la Nyanga, attire l’attention des investisseurs internationaux en raison de son gisement de potasse de Banio, l’un des plus prometteurs du pays. Lors d’une réunion technique présidée par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, les responsables du groupe chinois Hui Neng ont exposé leurs ambitions pour ce projet minier stratégique. Autour de la table figuraient également les ministres des Transports, de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, des Mines, de l’Industrie et de l’Environnement.
Le groupe Hui Neng, déjà présent au Laos et en Sierra Leone, mise sur le Gabon pour étendre son influence dans le secteur de la potasse. Son vice-président, Li Yongzhen, a souligné l’importance de comprendre les orientations gouvernementales et les conditions de développement du projet. « Nous avons un projet d’investissement au Gabon et souhaitons mieux cerner les perspectives de coopération autour du gisement de Banio », a-t-il expliqué après l’entretien.
Des infrastructures clés pour soutenir l’industrialisation
Les autorités gabonaises ont présenté les grands projets structurants destinés à accompagner l’exploitation minière dans la Nyanga. Parmi eux, la construction du futur port en eau profonde de Mayumba, en discussion avec Abu Dhabi Group, vise à faciliter l’exportation des ressources minières comme la potasse, le fer et le marbre. Parallèlement, le gouvernement a détaillé sa feuille de route énergétique : la capacité de production nationale devrait passer de 16,5 mégawatts à plus de 2 100 mégawatts d’ici 2030, un levier essentiel pour soutenir les futurs projets industriels.
Li Yongzhen a salué la transparence et les réponses apportées par les autorités gabonaises. Les prochaines étapes incluront des visites de terrain, l’évaluation des infrastructures existantes et une analyse technique minutieuse du projet, en collaboration avec les services concernés. Hermann Immongault a, quant à lui, mis en avant la volonté du gouvernement d’attirer des investissements qui créent de la valeur ajoutée, diversifient l’économie, renforcent la souveraineté énergétique et favorisent la transformation locale des ressources.
« Tout projet développé ici sera transformé sur place au Gabon, dans le strict respect des normes environnementales », a-t-il affirmé, marquant ainsi l’engagement des autorités en faveur d’un développement durable et responsable.