Le Sénégal traverse actuellement une période de fortes turbulences qui interroge l’avenir de sa stabilité institutionnelle et de sa cohésion nationale. Le paysage politique a été brutalement redessiné suite à la décision du président Bassirou Diomaye Faye de se séparer de son premier ministre et fidèle allié de longue date, Ousmane Sonko, le vendredi 22 mai.

Une recomposition du pouvoir au sommet de l’État

Cette rupture entre les deux figures de proue du changement au Sénégal marque un tournant décisif. Cependant, l’influence d’Ousmane Sonko reste prépondérante dans l’architecture du pouvoir. Quelques jours seulement après son départ de la primature, il a été porté au perchoir de l’Assemblée nationale le 26 mai, une position stratégique qui déplace le centre de gravité politique vers le pouvoir législatif.

Un climat sociétal sous tension

Parallèlement à ces remous politiques, le pays est confronté à des réformes législatives qui cristallisent les débats de société. En mars 2026, le Sénégal a franchi une étape supplémentaire dans le conservatisme social avec l’adoption d’une loi durcissant considérablement la répression de l’homosexualité. Ce nouveau cadre juridique reflète les tensions profondes qui animent la population et les autorités face aux enjeux de mœurs et de traditions.

Entre réorganisation de l’exécutif et durcissement des lois sociétales, le pays se trouve à la croisée des chemins, cherchant un équilibre fragile pour éviter de basculer dans une crise plus profonde.