Des responsables politiques unis contre les outrances verbales
Plusieurs figures de l’opposition gabonaise se sont réunies à Libreville pour dénoncer publiquement les propos jugés outrageants tenus par certains activistes de la diaspora gabonaise envers le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Lors d’une conférence de presse organisée en ce mois d’août, David Mbadinga, président de l’Union des patriotes gabonais loyalistes (UPGL) et porte-parole du collectif, a marqué les esprits en déclarant : « On peut contester un Président sans insulter sa mère. »*
Autour de lui, Florentin Moussavou (Conscience et action citoyenne) et Paskhal Nkoulou (Bloc démocratique populaire) ont apporté leur soutien à cette prise de position, soulignant l’importance de préserver la dignité du débat politique.
Un appel à la modération dans un contexte sensible
Les responsables politiques ont vivement critiqué les attaques personnelles visant non seulement le président, mais également les membres de sa famille, dont la Première Dame, Zita Oligui Nguema. Ces propos, largement relayés sur les réseaux sociaux, ont été qualifiés d’atteinte à l’image du Gabon par le collectif. David Mbadinga a notamment pointé du doigt un activiste basé en Suisse, Landry Mbeng, connu sous le pseudonyme « Lanlaire », dont les vidéos ont particulièrement choqué.
Dans leur déclaration commune, les leaders ont insisté sur la nécessité de maintenir un climat d’apaisement, notamment pendant le mois d’août, période symbolique pour la Nation. « Chaque Gabonais est appelé à réaffirmer son attachement au pays, à la République et à la cohésion nationale »*, ont-ils rappelé, insistant sur l’importance du respect mutuel dans l’expression des divergences politiques.
Le respect comme pilier du débat public
Au-delà des désaccords politiques, le collectif a rappelé que la contestation peut s’exprimer avec fermeté sans recourir aux insultes ou aux attaques ciblant la sphère privée des responsables publics. Pour ces personnalités, l’image du Gabon se construit aussi par la qualité des échanges entre citoyens, même dans les moments de tension. En somme, leur message vise à rappeler que la politique gabonaise doit rester un espace de débat constructif, loin des excès verbaux.