Quatre ans sans victoire en Ligue des champions : c’est le défi qui attend OL Lyonnes, l’équipe la plus titrée de l’histoire de la compétition. Pourtant, avec huit sacres à son actif, le club lyonnais n’a jamais perdu son ambition. Mais depuis six ans, une ombre plane sur son parcours : le FC Barcelone, qui truste les finales depuis 2019 (trois titres en 2021, 2023 et 2024).
Le choc entre les deux formations, prévu ce samedi 23 mai à 18h à Oslo (Norvège), s’annonce comme un duel titanesque. Leur dernière confrontation en finale ? En 2024, où le Barça l’avait emporté. Avant cela, en 2022, OL Lyonnes avait soulevé le trophée. Cette fois, l’enjeu est double : se venger et écrire une nouvelle page de leur légende.
OL Lyonnes vise l’histoire : quadruplé en ligne de mire
Sous la direction de l’ancien entraîneur de Barcelone, Jonatan Giráldez, l’équipe lyonnaise caracole en tête du championnat d’Arkema Première Ligue. Après avoir remporté la Coupe de la Ligue en mars et la Coupe de France début mai, le club peut encore réaliser l’exploit : remporter quatre titres en une saison. Un quadruplé historique qui marquerait les esprits.
« On voulait atteindre les quatre finales, c’est fait. Maintenant, il faut les quatre trophées« , déclare avec conviction Selma Bacha, latérale de 25 ans. Une ambition partagée par la capitaine emblématique, Wendie Renard, qui compte déjà 41 titres avec OL Lyonnes : « On écrit l’histoire, mais seul le vainqueur sera retenu.«
« On a un groupe solide, des joueuses d’exception« , renchérit Melchie Dumornay, 22 ans, récente lauréate de deux titres de meilleure joueuse. « On veut montrer notre force, prouver que le club a évolué, et faire mieux que notre dernier affrontement avec Barcelone.«
Un neuvième titre européen pourOL Lyonnes ?
Avec un neuvième sacre en Ligue des champions, OL Lyonnes enfoncerait un peu plus son statut de géant du football féminin. « À une époque, certains trouvaient ça facile, mais gagner n’a jamais été une sinécure« , confie Ada Hegerberg, première détentrice du Ballon d’Or féminin en 2018. « Revenir en finale après un changement de staff et le départ de légendes, c’est impressionnant. L’OL reste le meilleur club pour gagner.«
Oslo, un terrain symbolique pour deux Norvégiennes
La finale à Oslo prend une dimension particulière pour deux joueuses de l’effectif : Ada Hegerberg et Ingrid Engen. Pour elles, c’est l’occasion de briller devant leur public et d’inspirer la nouvelle génération. « J’ai hâte de montrer au peuple norvégien le meilleur du football féminin, avec des joueuses comme Wendie Renard« , déclare Hegerberg, présente au club depuis 12 ans.
« C’est un rêve de revenir ici avec mon équipe. Montrer notre classe, notre grandeur, c’est important pour nous et pour les petits Norvégiens qui nous regardent. Jouer à domicile, c’était un objectif.«
« Avec Ada, on portait ce poids sur les épaules« , confie Ingrid Engen, transfuge de Barcelone à Lyon en 2025. « On voulait absolument vivre ce match dans notre pays, dans notre stade, comme avec la sélection.«
Pour les supporters lyonnais restés en France, une fan-zone géante sera installée place des Terreaux à Lyon, avec retransmission en direct sur écran géant. Une façon de vibrer ensemble, malgré la distance.