Vendredi 17 juillet, à 15 heures précises, l’avion transportant Macky Sall atterrira sur le tarmac de l’aéroport militaire de Dakar. Ce retour, qualifié de « hautement stratégique », marque une étape clé pour l’ancien président qui a dirigé le Sénégal pendant douze années consécutives.

Un agenda chargé en moins de trois heures

Dès son arrivée, l’ancien chef de l’État sera reçu par les plus hautes autorités de la présidence sénégalaise. Son séjour au pays ne durera qu’un temps très court : il prendra à nouveau l’avion en direction de New York dès 18 heures. Cette visite express n’a rien d’une simple formalité diplomatique, bien au contraire.

Macky Sall se présente en effet comme candidat au poste de secrétaire général des Nations unies. Une ambition qui explique la brièveté de son passage au Sénégal, où il cherche à obtenir un soutien politique que Dakar lui a jusqu’ici refusé.

Un héritage politique controversé

Son retour sur la scène nationale s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions persistantes. Entre 2021 et 2024, le Sénégal a connu des violences politiques d’une rare intensité. Par ailleurs, la gestion des finances publiques fait encore débat, notamment autour de l’affaire de la dette cachée.

Les critiques à son égard restent vives, en particulier au sein du camp adverse. Le parti Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), vainqueur de la présidentielle de 2024, réclame une reddition de comptes pour les anciens responsables politiques. Macky Sall, lui, n’est pas directement visé par des procédures judiciaires pour l’instant, mais son nom reste associé à ces dossiers sensibles.