À l’occasion du 66ème anniversaire de l’Indépendance du Gabon, Joachim Mbatchi Pambou, président du Forum pour la Défense de la République (FDR) et candidat à la présidentielle d’août 2023, a appelé de ses vœux la création d’un Pacte national de consolidation. Ce cadre vise à fédérer les forces vives du pays autour des enjeux majeurs qui façonneront l’avenir du Gabon.

Contrairement à une logique de partage du pouvoir ou à une demande de renoncement à l’opposition, cette initiative cherche à établir un engagement collectif entre tous les acteurs nationaux. « L’objectif est simple, bien que exigeant : parvenir à un consensus sur l’essentiel », déclare-t-il. Dans un contexte où les tensions politiques menacent de saper le débat public, il dénonce la dégradation des échanges politiques, réduits à des affrontements personnels. « Nous pouvons incarner des divergences politiques sans pour autant nous transformer en ennemis. Le désaccord n’exige pas la haine », souligne-t-il, invitant chaque Gabonais à privilégier « ce qui compte vraiment ».

Les piliers du pacte national

Selon Joachim Mbatchi Pambou, cet « essentiel » repose sur des fondements incontournables : la paix civile, la cohésion nationale, le respect des institutions et de l’État de droit, ainsi que la justice sociale. Il insiste également sur la nécessité de réduire les inégalités, de créer des emplois, d’améliorer la qualité des services publics et de valoriser localement les ressources naturelles du pays.

Pour l’ancien candidat à la présidentielle, ce pacte doit aussi rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions, entre les acteurs politiques, et entre le Gabon et sa diaspora. Il permettrait de relancer un dialogue national constructif, de définir des priorités dépassant les clivages politiques, et d’assurer un suivi rigoureux des engagements pris.

Une démarche inclusive et collaborative

Joachim Mbatchi Pambou ne limite pas cette initiative aux seuls acteurs politiques. Il souhaite un dialogue ouvert à toutes les composantes de la société : institutions, forces politiques, société civile, secteur privé, syndicats, confessions religieuses, universitaires, jeunes, femmes et diaspora. « L’enjeu est d’identifier un nombre restreint de priorités nationales, de fixer des engagements clairs et de permettre à chacun d’en suivre l’avancement », explique-t-il.

Cette dynamique implique une responsabilité partagée. Le pouvoir doit « écouter davantage et rendre davantage compte », tandis que l’opposition conserve son rôle critique tout en proposant des solutions. La société civile, le secteur privé et la diaspora sont également invités à jouer un rôle actif dans cette mobilisation collective.

L’unité, première richesse du Gabon

En proposant ce pacte, Joachim Mbatchi Pambou cherche à briser la logique où chaque divergence politique se transforme en confrontation. Pour lui, le développement du Gabon ne peut se résumer à ses ressources naturelles ou à ses potentialités économiques. « Aucune richesse matérielle ne remplacera jamais la cohésion nationale. Notre première force, c’est notre capacité à vivre ensemble », conclut-il avec conviction.