Le Paris Saint-Germain et le FC Barcelone seraient prêts à accueillir Julian Alvarez avant la clôture du mercato estival. Le club catalan bénéficie toutefois d’un atout de poids : l’attaquant de l’Atletico de Madrid, 26 ans, multiplie les efforts en privé comme en public pour rejoindre le Barça. Pourtant, comme l’a souligné Luis Suarez, ce transfert pourrait n’intervenir que l’année prochaine.

« Un joueur aussi intelligent que Julian, avec le parcours qu’il a suivi depuis son départ de River, en passant par Manchester City, l’Atlético et aussi en équipe nationale, arriverait et s’adapterait car il saurait remplir son rôle », a confié Luis Suarez, après que Pedri avait déjà manifesté son soutien à un éventuel transfert. L’international argentin a profité de la Coupe du monde 2026 avec l’Albiceleste pour faire connaître son souhait de quitter l’Atletico de Madrid afin de réaliser « son rêve » de rejoindre le FC Barcelone.

Un départ compliqué à négocier

« C’est un joueur qui travaille beaucoup. À Barcelone, il aura à ses côtés des ailiers qui lui créeront de nombreuses occasions. Il a un bon jeu de passe, de bons déplacements. Il s’intégrera tout de suite au Barça. Mais il y a l’autre aspect. Il évolue dans un grand club comme l’Atlético. Ça va être difficile de partir. Ces prochaines semaines vont être passionnantes », a poursuivi l’ancien attaquant du FC Barcelone, qui a marqué l’histoire du club entre 2014 et 2020. Le Barça détient certes la préférence du joueur, mais pas l’aval de l’Atletico de Madrid, bien décidé à résister jusqu’au 1er septembre 2026, date butoir du mercato.

L’exemple de Gerrard pour convaincre Alvarez

Le PSG, intéressé par le profil de Julian Alvarez depuis deux ans, risque donc de voir le joueur lui échapper. Mais ce n’est peut-être que partie remise. S’appuyant sur sa propre expérience, Luis Suarez a raconté comment il avait été retenu à Liverpool en 2013 avant de partir un an plus tard pour le FC Barcelone. « Ce sont des situations que l’on provoque à un moment donné. J’ai moi-même vécu cela à Liverpool. En 2013, j’ai forcé mon départ parce que je voulais rejoindre Arsenal. Je me suis disputé avec le club parce que nous ne nous qualifiions pas pour la Ligue des champions et que je sentais que j’avais besoin de franchir une nouvelle étape. Je me souviens que le capitaine, Gerrard, m’a pris à part et m’a dit : « Reste. L’année prochaine, tu iras où tu veux : à Barcelone, au Real Madrid, au Bayern… Mais cette année, s’il te plaît, reste. Tu ne peux pas partir à Arsenal ». Et il m’a convaincu. Et dans ce cas précis, la même chose pourrait arriver à Julián : que le Cholo le prenne à part et lui dise : « Cette année, je veux que tu restes avec nous. » Moi, c’est une légende de Liverpool, le capitaine, qui m’a convaincu. J’ai entendu raison, puis je suis sorti pour présenter mes excuses et ça a fini par être ma meilleure saison au club. Les supporters, même si on a tout fait pour forcer un départ, si ensuite on entre sur le terrain et qu’ils voient qu’on se donne à fond, qu’on travaille dur et qu’on défend le club, finissent par nous applaudir ».