Nouveau mécanisme de contrôle parlementaire au Sénégal : le CEPP sous la conduite d’Ousmane Sonko

Ce comité inédit offre aux députés sénégalais un outil puissant pour traquer les dérives et optimiser l’utilisation des fonds publics.
Une avancée majeure vient d’être actée à l’Assemblée nationale du Sénégal. Un nouveau comité a officiellement vu le jour, redéfinissant les règles de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Instauré le vendredi 26 août 2026, le Comité d’évaluation des politiques publiques (CEPP) matérialise enfin une promesse constitutionnelle vieille de dix ans. Cette initiative marque un tournant décisif pour la démocratie sénégalaise et sa quête de bonne gouvernance.
Le CEPP n’est pas une simple structure administrative supplémentaire. Son rôle ? Analyser en profondeur l’impact des décisions étatiques sur la vie des citoyens. Ce comité indépendant aura pour mission de structurer, piloter et superviser l’évaluation des politiques publiques. Grâce à lui, les élus du peuple disposeront d’un levier concret pour s’assurer que les fonds publics sont employés avec rigueur et intégrité.
Les parlementaires ne se limiteront plus à voter les lois : ils pourront désormais auditer leur mise en œuvre. Pour garantir son impartialité, le CEPP intègre toutes les tendances politiques présentes dans l’hémicycle. Sa composition reflète la diversité de l’Assemblée : président de l’institution, chefs de groupes parlementaires, responsables des 14 commissions permanentes, représentant des députés non-inscrits et neuf autres membres désignés proportionnellement à la force de chaque groupe politique.
Cette architecture assure un équilibre démocratique sans précédent. Majorité et opposition y participent activement, transformant le contrôle de l’action publique en un exercice collégial et transparent. Une première au Sénégal.
Ousmane Sonko, architecte d’un parlementarisme rénové
Lors de sa séance inaugurale, le bureau du CEPP a été élu. Sans conteste, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a été désigné pour présider cette instance. Son leadership sera déterminant pour lui conférer l’autorité nécessaire face au pouvoir exécutif.
Il sera secondé par Mohamed Sall, premier vice-président, et Djimo Souaré, deuxième vice-président. La gestion opérationnelle et la rédaction des rapports seront assurées par Béatrice Germaine Faye et Adama Diallo, respectivement première et deuxième secrétaire.
Cette élection officialise le début d’une nouvelle ère pour le parlementarisme sénégalais. Le CEPP devra rapidement établir son plan d’action. Les Sénégalais attendent avec impatience les premiers bilans, notamment sur les secteurs stratégiques comme la santé, l’éducation et l’économie.