Le Président américain Donald Trump a soumis une liste de nouvelles candidatures diplomatiques au Sénat des États-Unis, marquant un tournant dans la politique étrangère des États-Unis envers plusieurs nations africaines.
Parmi les personnalités pressenties, William Flens, diplomate expérimenté au sein du Senior Foreign Service, est proposé pour représenter Washington à N’Djamena, la capitale du Tchad. Keith Heffern, également issu du même corps diplomatique, est quant à lui en lice pour le poste d’ambassadeur des États-Unis au Gabon.
Cette série de nominations s’étend à d’autres pays du continent africain. Marc Dillard pourrait être envoyé à Madagascar, Charles Goodman III au Togo, Jessica Long en Mauritanie, Peter Lord au Bénin, John McIntyre au Malawi, et Nutan Patel au Cap-Vert.
Ces propositions surviennent après un recall massif de près de 30 ambassadeurs en poste depuis 2025 ou début 2026, notamment ceux du Cameroun et du Gabon. Cette décision s’inscrit dans une volonté de réorienter la diplomatie américaine selon les principes de la doctrine « America First ».
Le Tchad et le Gabon sont présentés comme des partenaires stratégiques dont les liens avec Washington se sont consolidés ces derniers mois. William Flens occupe déjà les fonctions de chargé d’affaires à N’Djamena depuis plus d’un an, tandis que Keith Heffern a déjà exercé des missions au Gabon par le passé.
Pour le Cameroun, aucune nomination n’a été avancée à ce jour. L’ambassadeur américain en poste a quitté Yaoundé en janvier 2026 dans le cadre des rappels effectués, et le Sénat n’a pas encore reçu de proposition pour le remplacer. L’ensemble des candidatures doit obtenir l’aval du Sénat américain avant de pouvoir entrer en fonction.