L’ancien Premier ministre Ousmane Sonko a récemment marqué les esprits en s’adressant directement au nouveau chef du gouvernement, Al Aminou Lo. Face aux médias, il a exprimé son mécontentement à l’égard de certaines déclarations de son successeur, tout en laissant planer une menace voilée.

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, Ousmane Sonko n’a pas hésité à critiquer ouvertement les prises de parole d’Al Aminou Lo. Il a d’abord appelé ce dernier à se recentrer sur ses prérogatives techniques, en insistant sur la nécessité de se cantonner à son rôle de technocrate. « Je lui recommande de s’en tenir aux données chiffrées. S’il se revendique technocrate, qu’il agisse en tant que tel », a-t-il lancé sans ambiguïté.

Des tensions politiques sous haute surveillance

Ousmane Sonko a également pointé du doigt le rôle joué par Al Aminou Lo dans les dissensions récentes entre le parti Pastef et la présidence. « Nous sommes parfaitement au fait des agissements qui ont alimenté ces tensions. Jusqu’à présent, nous avons choisi de ne pas divulguer l’intégralité des informations. Qu’il prenne garde à ses propos », a-t-il prévenu.

Le leader du Pastef a également réagi à la publication de la nouvelle liste gouvernementale, reprochant au Premier ministre ses leçons publiques. « Hier, lors de l’annonce du gouvernement, il n’a pas hésité à donner des conseils. Qu’il commence par appliquer ces recommandations à lui-même », a-t-il rétorqué avec ironie.

En conclusion, Ousmane Sonko a adopté un ton particulièrement ferme, laissant entendre qu’il disposait d’éléments inédits qu’il n’a pas encore dévoilés. « Nous connaissons chaque détail. Nous avons fait le choix de garder le silence, mais qu’on ne nous pousse pas à bout », a-t-il menacé.