Un retournement politique rapide au Sénégal

Quelques jours seulement après avoir été écarté de ses fonctions de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko a été investi mardi à la présidence de l’Assemblée nationale sénégalaise.

Une séance parlementaire sous haute tension

L’élection s’est tenue dans un contexte de fortes tensions, avec un boycott des députés d’opposition dénonçant une manœuvre jugée anticonstitutionnelle. Les critiques fusent, certains évoquant une « dérive autoritaire » dans la gestion des institutions.

Une majorité politique unie derrière Sonko

Malgré des tensions récentes entre Ousmane Sonko et le chef de l’État, tous deux membres du parti Pastef, l’ancien Premier ministre a reçu un appui sans faille des 130 députés de sa formation, détenteurs de la majorité absolue à l’Assemblée. Son élection symbolise un retour en force sur la scène politique nationale.

Dès l’annonce des résultats, les bancs des partisans du Pastef ont résonné sous les applaudissements nourris en l’honneur de leur nouveau président.

Ousmane Sonko remplace El Malick Ndiaye, qui avait officiellement quitté son poste la veille.