Alors que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’apprête à recevoir son prédécesseur Macky Sall ce vendredi 17 juillet 2026, les spéculations vont bon train sur les conséquences de ce rapprochement inattendu. Pour le politologue Moussa Diaw, cette audience controversée répond à de purs calculs stratégiques qui ne sauraient ébranler l’ancrage populaire d’Ousmane Sonko.
Selon lui, le président Diomaye Faye, qui s’apprête à lancer son propre parti politique le 8 août prochain après sa rupture consommée avec Ousmane Sonko, est engagé dans une course aux parrainages en vue des élections locales de 2027 et de la présidentielle de 2029.
Le Pr Moussa Diaw a déclaré : « Diomaye Faye est dans une posture politique où il cherche des alliés. »
Du côté de Macky Sall, l’enjeu est double. En plus de décrocher le soutien officiel de l’État sénégalais pour sa candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU, le leader de l’Alliance pour la République (APR) cherche à sauver son parti de l’asphyxie financière.
Le Pr Moussa Diaw a également déclaré : « Ce retour pourrait permettre à l’APR de nouer des relations et des coalitions avec Diomaye. Cela lui permettrait d’accéder à des ressources. Vous savez, un parti qui perd le pouvoir, c’est aussi une perte de ressources, parce que la politique ici fonctionne par le clientélisme. Il faut avoir suffisamment de ressources pour pouvoir entretenir une clientèle politique. »
Malgré les secousses au sommet de l’État et le grand déballage autour des ambitions de Diomaye Faye, Ousmane Sonko garde la main sur l’électorat le plus dynamique du pays, annonçant des joutes électorales explosives pour les années à venir.