Polémique autour des déclarations de Maïmouna Dièye sur Ousmane Sonko à Khombole

polémique autour des déclarations de Maïmouna Dièye sur Ousmane Sonko à Khombole

Les propos tenus par Maïmouna Dièye lors d’un meeting à Khombole ont provoqué un tollé, après qu’elle a associé le nom d’Ousmane Sonko à une formule religieuse sacrée, déclenchant une vive polémique dans l’espace public.

Ce samedi, à Khombole, Maïmouna Dièye a créé un malaise en utilisant une invocation musulmane pour évoquer Ousmane Sonko. La formule employée, « Seyidina Ousmane Sonko Salalahou Aleyhi Wa Salam », est normalement réservée au Prophète Mohammad et, dans certains courants, aux autres prophètes. Ce choix de mots a immédiatement suscité une réaction chez le leader de Pastef, qui a ressenti une gêne évidente face à cette sacralisation inattendue.

Une invocation religieuse détournée

En s’exprimant « sous la présence de Seyidina Ousmane Sonko Salalahou Aleyhi Wa Salam », Maïmouna Dièye a franchi une ligne rouge dans la tradition musulmane sénégalaise. Cette formule, systématiquement utilisée pour le Prophète, confère un statut quasi divin à celui qui en est l’objet. Or, dans l’islam, une telle attribution n’est permise que pour le Prophète et, dans certains cas, pour les prophètes reconnus. L’employer pour un responsable politique, si populaire soit-il, revient à lui accorder une dimension spirituelle qu’il ne peut revendiquer, ce qui explique la gravité de ce dérapage.

Réaction immédiate d’Ousmane Sonko

Conscient du caractère sensible de ces propos, Ousmane Sonko a réagi sans délai pour désamorcer la polémique. Il a reconnu l’affection de ses partisans, mais a fermement rappelé que cette invocation doit rester l’apanage exclusif du Prophète Mohammad. « Je n’ai jamais atteint ce niveau et ne le revendiquerai jamais », a-t-il affirmé, mettant ainsi fin à toute ambiguïté sur son statut aux yeux de ses militants.

Cette clarification vise à éviter que ses adversaires ne s’emparent de ces déclarations pour discréditer son mouvement. Dans un contexte sénégalais où les questions religieuses occupent une place centrale, les responsables politiques doivent constamment veiller à ne pas franchir les limites du respect dû aux croyances.