Un tournant diplomatique majeur s’opère sur l’axe entre Kinshasa et l’État hébreu. À l’issue d’un déplacement officiel de Félix Tshisekedi en terre israélienne, les autorités de la République démocratique du Congo ont confirmé leur décision de déplacer leur représentation diplomatique de Tel-Aviv vers Jérusalem. En parallèle, les discussions avancent du côté israélien concernant l’implantation d’une chancellerie permanente dans la capitale congolaise.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahu rencontre le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, à Jérusalem, en Israël, le 1er septembre 2026.

Une alliance diplomatique singulière sur le continent

Cette initiative place le dirigeant congolais dans une posture particulièrement singulière au sein de la sphère politique africaine. Peu de chefs d’État sur le continent affichent en effet une telle proximité avec les autorités israéliennes. L’entrevue avec le Premier ministre Benyamin Netanyahu est venue sceller une volonté d’approfondir les liens bilatéraux, matérialisée par ce futur transfert d’ambassade qui suscite une grande attention.

L’analyse des motivations de Félix Tshisekedi

Ce choix politique interroge sur les ambitions poursuivies par la présidence congolaise. Chercheur à la tête de l’institut Ebuteli et enseignant au sein de l’université Simon Fraser de Vancouver, au Canada, Jason Stearns souligne l’exception que constitue Félix Tshisekedi parmi ses homologues africains par son degré d’engagement aux côtés d’Israël. Les visées géopolitiques, économiques et sécuritaires de cette collaboration bilatérale constituent les moteurs essentiels d’un partenariat amené à se développer à Kinshasa comme à Jérusalem.