La République Démocratique du Congo en lice pour un siège au Conseil de l’UIT
Le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique de la République Démocratique du Congo, Me José Mpanda Kabangu, a lancé une vaste campagne de consultations diplomatiques pour soutenir la candidature de son pays à un siège au Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). Cette initiative s’inscrit dans la perspective des élections prévues en novembre 2026 à Doha, au Qatar, pour le mandat 2027-2030.
Une ambition numérique africaine affirmée
Lors d’une soirée organisée au Hilton Hôtel de Kinshasa, Me José Mpanda a réuni ambassadeurs, chefs de missions diplomatiques et représentants des organisations internationales du secteur. Son objectif : mobiliser un soutien international pour la candidature congolaise, justifiée par la position géostratégique du pays au cœur de l’Afrique et son rôle de siège de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT).
« Notre candidature s’inscrit dans une volonté de hisser la RDC aux standards internationaux en matière de connectivité. Elle reflète notre engagement à contribuer activement à l’élaboration des politiques globales en télécommunications, tout en portant la voix de l’Afrique et des nations en développement », a-t-il déclaré devant un parterre de diplomates.
Les quatre piliers de la candidature congolaise
Christian Katende, président de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), a détaillé les engagements concrets de la RDC si elle obtenait ce siège :
- Renforcer la voix de l’Afrique au sein de l’UIT pour une représentation équitable dans les décisions mondiales
- Promouvoir les investissements** dans les infrastructures numériques (réseaux, satellites, centres de données)
- Développer une gouvernance numérique** équilibrant innovation, sécurité et souveraineté technologique
- Partager les connaissances** et renforcer les capacités des régulateurs africains
« La RDC, avec plus de 110 millions d’habitants et 74 millions d’abonnements mobiles, représente l’un des marchés numériques les plus dynamiques d’Afrique. Nous ambitionnons de faire de notre pays un hub numérique pour l’Afrique centrale et un acteur majeur de l’économie numérique continentale », a-t-il ajouté.
Un appel à la solidarité africaine et internationale
Noëlla Ayeganagato, vice-ministre des Affaires étrangères de la RDC, a souligné l’importance stratégique de cette candidature pour la diplomatie congolaise. Elle a appelé les représentants présents à relayer activement le message auprès de leurs gouvernements respectifs :
« L’UIT est un partenaire clé pour atteindre les objectifs de développement durable. Nous comptons sur le soutien des États membres et de nos partenaires traditionnels pour que ce message soit entendu et que nos engagements se concrétisent », a-t-elle plaidé.
Un enjeu continental majeur
La RDC, qui abrite le siège de l’UAT, revendique légitimement une place au Conseil de l’UIT, l’organe suprême des télécommunications mondiales. Avec ses ressources minières stratégiques pour les technologies numériques et son potentiel énergétique, le pays se positionne comme un acteur incontournable pour façonner les règles de la révolution technologique à venir.
« Ensemble, faisons de la prochaine décennie celle d’une Afrique pleinement actrice de la gouvernance mondiale du numérique », a conclu Christian Katende, invitant à une mobilisation collective.